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Charles THIRY, soldat de l'Armistice, MPLF.

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dons pour plaque commémorative

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Charles THIRY, soldat de l'Armistice, MPLF.

Message  Pierre NAUDET le Mer 16 Avr - 8:38

Chers amis, bonjour,
Cela fait bientôt 70 ans que les faits, suivants, se sont produits devant mes yeux, d'enfant. Ils sont restés gravés dans ma petite cervelle et, il y a une vingtaine d'années, ils sont revenus me hanter. C'est pourquoi j'ai décidé de faire une Devoir de Mémoire envers celui qui a donné sa vie, pour que la mienne redevienne libre.
Voici le récit de la courte vie de Charles THIRY:
9 août 1944, lendemain de la libération de la ville, du Mans, par les soldats américains (les GI), Un garçonnet de 5 ans, et 10 mois, se promène avec ses parents, à proximité de leur domicile en regardant les véhicules militaires, défiler dans l'avenue Léon Bollée, De temps à autre, des soldats donnent leur ration de ravitaillement, contre l'échange de fruits et de tomates, bien juteuses, Il fait très chaud cet après-midi là, mais le bonheur d'être vraiment libéré du joug, de l'oppresseur, compense largement la forte chaleur,
C'est à ce moment de l'après-midi qu'un drame se joue à quelques mètres, de cette famille,  dans une demeure dénommé «le petit château» par les habitants du quartier, Un jeune résistant, faisant parti d'un petit groupe, composé d'autres Français, accompagnaient quelques GI, à la recherche d'ennemis, cachés dans le parc de cette demeure, Ce fait leur avait été signalé par des civils.
Le jeune résistant, avait enlevé son maillot de corps, malgré les conseils des Américains, afin de faire croire aux éventuels Allemands, qu'il était un des leurs, C'est ce détail qui a causé l'erreur, excusable, commise par un GI qui, voyant cet homme sortir de la cave, et l'a vraiment pris pour un ennemi. Comme ce dernier était armé, le GI a aussitôt tiré, instinctivement, et a touché le résistant en pleine poitrine, Ce dernier, malgré son transport rapide dans une clinique, proche des lieux, est décédé le soir même,
C'est lors de son transport, sur un brancard tenu par deux GI, que notre garçonnet a vu le blessé, Sa poitrine était rougie par le sang qui s'écoulait de sa blessure au poumon, C'est cette image qu'il a gardée, pendant des dizaines d'années, enfouie au fond de sa mémoire.
Je tenais énormément à faire connaître comment, et pourquoi, ce jeune homme de 20 ans avait donné sa vie, afin que je redevienne un être humain, libre dans mon Pays.  De plus, il avait été totalement ignoré des Ediles en 1944, car j’ai retrouvé une annotation dans un document, mis dans un des dossier de la Résistance, sur lequel était mentionné «tué, accidentellement, par un tir fratricide». Classé sans suite! J’ai continué à fouiller et j’ai trouvé LE document qui éclairait largement la personnalité de «mon» Résistant. Il se trouvait dans le registre matriculaire, relatif au passé militaire de chaque citoyen français, dans lequel apparaît tout ce qu’il a accompli lors de son activité obligatoire, ou volontaire, dans l’Armée Française.
C'est un document très spécifique, nommé «feuillet nominatif de contrôle». Charles THIRY n’avait pas passé de conseil de révision, lors de ses 19 ans, et pour cause! Mais il y avait une phrase qui mentionnait qu’il s’était engagé pour 3 ans, le jour de ses 18 ans, dans le 10ème Régiment d’Artillerie Coloniale, basé à NIMES, dans la zone libre (à l’époque). Il appartenait, donc, à l’armée appelée «Armée de VICHY», sous les ordres du Maréchal Pétain. Cependant, en novembre 1942, l’armée allemande a envahi le sud de la France et tous les régiments ont été dissous sous le terme «armée d’armistice».
Tous les hommes ont été mis en «congé d’armistice», tout en gardant leur engagement sans solde
un tout petit nombre sont rentrés chez eux et ont repris une activité civile. C’est ce qui est arrivé à Charles qui a travaillé jusqu’à l’arrivée des Alliés.
Dans ce document, très important, il a été mentionné deux décorations, prestigieuses, que ce «soldat» (le titre de résistant ayant été refusé par un décret, et pour cause) a reçu à titre posthume.
L’une est la Croix de guerre, avec étoile de bronze, à l’ordre de la brigade (mais laquelle?) par décision n° 44, signée par le Secrétaire d’Etat aux Forces Armées «Guerre», en date du 8-09-1950.
La 2ème est la Médaille Militaire, concédée le 9-01-1951 a été signée par le Président de la République, Vincent AURIOL. La citation, similaire sur les deux documents, est la suivante:
«Engagé volontaire pour trois ans en 1942, revenue au Mans après la liquidation de l’armée d’armistice, s’est mis à la disposition des troupes américaines et a été tué au cours d’un engagement pour la libération de la ville. A été cité»
J'ai trouvé le lieu où il avait été inhumé, le 12-08-1944, après la cérémonie religieuse, et qui s’y était déroulée uniquement en présence de sa famille, de celle de son épouse, et de nombreux amis . Aucune personnalité, civile ou militaire, n’y était présente, alors que le jour même, deux gendarmes, tués le 8 août  par les Allemands, ont reçu les Honneurs Militaires, lors de leurs inhumations. Ils sont dans le carré militaire, communal, au grand cimetière du Mans.      
Le plus bizarre, si je puis dire, est que «mon» soldat a été inhumé, juste à côté des 2 tombes de ces gendarmes. Sur sa plaque, d’alors, était mentionné «victime civile»! Je n’ai encore jamais eu de réponse à cette énorme anomalie, par rapport aux faits que j’avais découverts. Sur son livret de famille, la mention "Mort pour la France" était inscrite avant la date de son décès!!
Entre-temps j'ai retrouvé le fils, de ce jeune homme, qui s'était marié un an avant sa mort. J'ai contacté cet unique descendant pour avoir plus de précision, sur la vie de son père. Mais sa maman, et ses grands-parents, ne lui avaient donnés qu'une toute petite partie, des faits. Il m'a avoué que tout ce que je lui apprenais le surprenait énormément. Par la suite je lui ai donné tous les documents, officiels, que j'avais reçus des diverses administrations, militaires et civiles, pour preuves de la véracité de mes dires.
C'est à ce moment que j'ai décidé, seul, de faire apposer une plaque commémorative, sur les lieux du drame, en l'honneur de ce soldat "oublié". Après de multiples difficultés, et de refus en tous genres, j'ai contacté diverses associations d'anciens combattants, et autres, susceptibles de m'apporter l'aide financière pour l'achat, et la gravure, de cette plaque. Son prix est de 660 € et j'en ai déjà reçu 100.
Je me permets de vous demander votre aide, SVP, en me transmettant un don, si modeste soit-il, afin de régler le reste de la facture, ainsi que les frais connexes, liés à la cérémonie d'inauguration de cette commémoration. Celle-ci devrait s'effectuer le 8 août, au 120 avenue Bollée, au Mans. Les détails ne sont pas encore décidés, officiellement.
Je suis à votre disposition pour vous fournir tous compléments d'informations, surtout sur le moyen, et le libellé, où transmettre votre don. Un reçu vous sera retourné après que votre chèque ai été encaissé si cette plaque est, effectivement, conçue.
Je vous remercie de votre attention et, surtout de votre éventuelle aide. Je vous prie d'accepter mes très cordiales salutations.
Pierre NAUDET
A.C. en Algérie, classe 58- 2/B
Lieutenant honoraire de la Police Nationale

e.mail:
naudetp@yahoo.fr

Pierre NAUDET

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Date d'inscription : 07/11/2010

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