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marsouin Châtenay 92

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Louis NOGUÈRES et Fils

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Louis NOGUÈRES et Fils

Message  marsouin Châtenay 92 le Sam 2 Mai - 15:36

Louis NOGUÈRES





Pyrénées-Orientales




NOGUÈRES (Louis, François, Jacques)

Né le 4 octobre 1881 à Laval (Mayenne)

Décédé le 5 mai 1956 à Bages (Pyrénées-Orientales)


Député des Pyrénées-Orientales de 1938 à 1942

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Nord)

Député des Pyrénées-Orientales de 1946 à 1951


Louis Noguères figure parmi les quatre-vingts députés qui refusent de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940. Viscéralement hostile aux valeurs de la "Révolution Nationale", il est immédiatement considéré par Vichy comme un homme à surveiller de près : déchu de ses mandats de maire (le 23 décembre 1940) et de conseiller général (le 6 février 1941), il se voit assigné à résidence en Corrèze par une décision du ministère de l'intérieur en date du 1er mars 1941. Cette mise à l'écart ne l'empêche pas de prêter main-forte aux mouvements de résistance contre l'occupant allemand. Le 24 février 1944, des hommes de la Gestapo se rendent à son domicile en vue de l'éliminer ; prévenu quelques minutes auparavant, il parvient in extremis à leur échapper et se réfugie dans l'Aveyron, où il anime et réorganise la presse clandestine régionale (Libération, Le Populaire du Languedoc, Vaincre).

A la Libération, Louis Noguères retrouve la place éminente qui était la sienne dans la vie politique locale et nationale : maire de Thuir, président du conseiller général des Pyrénées-Orientales et membre de l'Assemblée consultative provisoire, il conduit la liste de la SFIO dans les Pyrénées-Orientales aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale constituante. Avec 40 771 voix sur 106 614 suffrages exprimés, la liste emporte l'un des trois sièges à pourvoir ; les deux autres sièges vont au communiste Léo Figuères et au radical François Delcos.

Membre de la Commission du Règlement et de la Commission de la Constitution, Louis Noguères devient le 5 février 1946 président de la Haute Cour de justice, en remplacement de Marcel-Edmond Naegelen, appelé par Félix Gouin à prendre le portefeuille de l'éducation Nationale. Elu par 300 voix sur 308 suffrages exprimés, il impose vite son autorité à la tête de cette juridiction chargée de se prononcer sur le sort de quatre-vingt cinq ministres et hauts fonctionnaires du gouvernement de Vichy, inculpés pour intelligence avec l'ennemi, atteinte à la sûreté extérieure ou complot contre la sécurité intérieure de l'État.

Les audiences de la Haute Cour sont suivies par l'opinion publique avec un intérêt inégal : aucune ne se compare en intensité à celles des procès Pétain et Laval. Artisan d'une justice qu'il souhaite "rapide mais pas sommaire", Louis Noguères s'acquitte de sa tâche avec une détermination qui lui vaut l'admiration de beaucoup et l'animosité de certains : sans surprise, les communistes lui reprochent sa clémence, tandis que les ex-Vichyssois et les partisans de la " réconciliation nationale " fustigent la rigueur de ses positions.

Avec ses collègues socialistes, Louis Noguères vote les nationalisations et soutient, le 19 avril 1946, le premier projet de Constitution de la IVème République ; le texte est cependant rejeté lors du référendum du 5 mai, ce qui entraîne la convocation d'une nouvelle Assemblée.

Les élections se tiennent le 10 juin. Louis Noguères conduit de nouveau la liste socialiste, qui recueille 28 273 voix sur 106 721 suffrage exprimés ; les socialistes et les radicaux pâtissent de l'apparition d'une liste du MRP, conduite par Pierre Lafont, mais les trois députés sortants sont réélus. Réélu à la tête de la Haute Cour de justice, Louis Noguères préside notamment les audiences du procès intenté à l'ancien ministre de Vichy, Pierre-Etienne Flandin. Le verdict prononcé par la juridiction - cinq années de dégradation pour indignité nationale, peine aussitôt relevée pour services rendus à la résistance - suscite la colère des jurés communistes, qui décident de pratiquer la politique de la chaise vide. L'épisode entraîne une mise au point ferme de la part du ministre de la justice, Pierre-Henri Teitgen, qui vient apporter son soutien à la Haute Cour : "la justice politique, ce n'est pas la politique, ses méthodes, ses moyens, appliqués à une œuvre de justice, c'est la justice, ses principes, ses règles essentielles, appliquées à l'activité politique".

Louis Noguères ne prend pas part au vote du second projet de Constitution voté par l'Assemblée le 28 septembre 1946 et ratifié par référendum le 13 octobre ; il présente sa candidature aux élections législatives qui suivent quatre semaines plus tard. Dans un scrutin marqué par une légère baisse de la participation, la liste socialiste enregistre un nouveau recul, avec 23 939 voix sur 102 433 suffrages exprimés.

Réélu le 18 décembre à la présidence de la Haute Cour, Louis Noguères mesure l'ampleur de la tâche qui lui reste à accomplir : soixante-neuf affaires sont encore pendantes devant la juridiction, visant quinze accusés en fuite, vingt-quatre accusés détenus ou hospitalisés, et trente accusés en liberté provisoire. Le fonctionnement de la juridiction est cependant perturbé par l'attitude des jurés communistes, qui, en se retirant brusquement du procès Marquet, déclenchent à la fin du mois de janvier 1948 une nouvelle crise, qui se solde cette fois par la démission collective de Louis Noguères et de ses vice-présidents, Maurice Guérin, Paul Theeten et Edgar Faure. La situation n'est débloquée qu'après le vote par le Parlement d'une nouvelle loi, promulguée le 19 avril 1948, qui modifie les règles de fonctionnement de la juridiction ; dix jours plus tard, Louis Noguères retrouve la présidence de la Haute Cour, qu'il occupe jusqu'à ce que celle-ci cesse définitivement ses activités, le 1er juillet 1949.

Louis Noguères renoue ensuite avec une activité parlementaire plus traditionnelle. Son autorité morale lui vaut d'être sollicité par ses pairs pour intervenir à l'occasion de certains grands débats. Ainsi c'est lui qui porte la parole du groupe socialiste lors des débats sur la motion préjudicielle déposée par Louis Terrenoire au cours de la discussion du projet de loi "portant amnistie de certains faits de collaboration", et qui vise notamment à mettre fin au régime de détention du maréchal Pétain pour lui substituer un régime d'assignation en résidence surveillée. "Vouloir modifier aujourd'hui le mode de détention, qu'est-ce que cela signifie ?, s'interroge-t-il à la tribune de l'Assemblée le 9 novembre 1950. Cela signifie que la peine qui a été prononcée, qui est devenue la détention perpétuelle, serait modifiée. Cette peine a été prononcée pour crime de haute trahison. Et vous demandez qu'on assigne un domicile, c'est-à-dire qu'on prenne une mesure de police utilisée contre des hommes considérés par le gouvernement, à tort ou à raison, comme susceptible de troubler l'ordre public. Vous sentez bien que vous touchez là le fond du problème et que l'Assemblée ne peut pas se substituer à un organe de jugement, qu'elle n'a qualité, ni pour le faire, ni pour demander au gouvernement de le faire. Qui a qualité pour le faire ? Aux termes de l'article 35, il n'existe qu'un seul pouvoir dans l'État qui puisse modifier le caractère d'une peine : c'est le Président de la République, agissant en conseil supérieur de la magistrature ".

Quelques mois avant la fin de la législature, le 5 janvier 1951, Louis Noguères dépose une proposition de loi, tendant à instituer une procédure de demande en révision des arrêts rendus par la Haute Cour de justice.

Louis Noguères ne se représente pas aux élections du 17 juin 1951, choisissant de se consacrer à ses fonctions à la mairie de Thuir et à la présidence du Conseil général des Pyrénées-Orientales. Constamment réélu dans le canton de Thuir, il décède le 5 mai 1956 à Bages. Il était l'auteur de plusieurs ouvrages de témoignage ou de réflexions sur la guerre ; Le Véritable procès du maréchal Pétain ; Siegmaringen, la dernière étape ; La Haute Cour de la Libération.


Dernière édition par Admin Raphaël-ALVAREZ le Sam 3 Juil - 10:46, édité 2 fois
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marsouin Châtenay 92
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Henri NOGUÈRES

Message  marsouin Châtenay 92 le Sam 2 Mai - 17:35

Henri NOGUÈRES







Pyrénées-Orientales




Henri Noguères est un homme politique, un journaliste, un avocat et un historien français né le 13 novembre 1916 à Bages (Pyrénées-Orientales), mort le 15 novembre 1990.

Fils de Louis Noguères, Henri Noguères passe son enfance et sa jeunesse à Paris. Il fait ses études supérieures à la faculté de droit de la capitale, ainsi qu'à la Sorbonne, où il étudie la philosophie. Il s'engage dès 1932 dans les Jeunesses socialistes et devient rédacteur au Populaire en 1936. Il soutient Paul Faure pendant ses premières années à la SFIO mais rompt avec sa mouvance quand le secrétaire général approuve les accords de Munich. Il demande dès lors à ce que le sursis dont il bénéficie comme étudiant soit levé, et fait son service militaire.

Henri Noguères combat pendant la Seconde Guerre mondiale et est fait prisonnier par les troupes allemandes. Détenu pendant un an, il est autorisé à rentrer en France pour raisons de santé. Revenu à Paris, il termine ses études de droit et s'inscrit au barreau de Paris en novembre 1942. Parallèlement, il s'engage dans la Résistance, adhérant au Comité d'action socialiste (CAS) de la zone nord, et à l'antenne parisienne de Libération-Sud. En novembre 1943, il devient chef du réseau Franc-tireur pour la région de Montpellier et prend le maquis. Arrêté par les SS pendant l'été 1944, il parvient à s'évader et retourne en Languedoc, où il participe aux combats qui libèrent la région, puis devient délégué régional du ministère de l'Information.

Après la capitulation allemande, Henri Noguères redevient journaliste au Populaire, et collabore aussi à la radio d'État. De 1946 à 1949, il est rédacteur en chef du journal socialiste. Puis, en désaccord avec Guy Mollet, il préfère devenir éditorialiste au Provençal. En 1950, il fonde l'Agence centrale parisienne de presse, dont il détient alors la moitié des actions. Quatre ans plus tard, il participe à la création d'Europe n° 1.

Mobilisé pendant six mois, en 1956, pendant la guerre d'Algérie, comme officier de réserve. De ce séjour, il revient plus convaincu qu'auparavant de la nécessité d'accorder l'indépendance à l'Algérie et ne reprend pas sa carte à la SFIO. Il participe à la fondation du Parti socialiste autonome, en 1959, puis du Parti socialiste unifié. Il adhère au Parti socialiste en 1969, quand celui-ci succède à la SFIO.

De 1962 à 1966, Henri Noguères est directeur administratif des Éditions Robert Laffont et directeur de collections dans cette maison. Puis, de 1966 à 1976, il est secrétaire général des éditions Flammarion. Il dirige une Histoire de la résistance, en cinq volumes, publiée chez Robert Laffont de 1967 à 1981, en collaboration avec Marcel Degliame-Fouché et Jean-Louis Vigier.

Militant de la Ligue des droits de l'homme dans les années 1930, adhère de nouveau à cette organisation en 1958 et en devient le président en 1974, succédant à Daniel Mayer. En 1976, il se réinscrit au barreau de Paris, et plaide dans des procès concernant l'édition ou les droits de l'homme. Il est ainsi l'avocat des parties civiles lors du procès de Klaus Barbie.

Œuvres
L'expédition d'Alger, 1830, Julliard, 1962
Munich ou la drôle de paix, 29 septembre 1938, coll. Ce jour-là, Robert Laffont, 1963 ; Le cercle du bibliophile, 1963
La Saint-Barthélémy, 24 août 1572, coll. les grandes purges de l'histoire, Édition de Crémille, 1973.
Le suicide de la flotte française à Toulon, 27 novembre 1942, Édition de Crémille, Genève, 1973 et Editions "J'ai lu leur aventure" n°A120/121 .
Histoire de la résistance en France de 1940 à 1945
Édition originale : 5 vol., Robert Laffont, 1967-1981
Édition revue et complétée : 10 vol., Crémille et Famot, Genève, 1982.
La vie quotidienne en France au temps du Front populaire, 1935-1938, Hachette, coll. Littérature et sciences humaines, 1977
La Vérité aura le dernier mot, Seuil, 1985.
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