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6 juin 1944, jour du D-Day...

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6 juin 1944, jour du D-Day...

Message  Invité le Sam 6 Juin - 18:17

6 juin 1944, jour du D-Day...




Conduite unifiée des opérations


Dès juin 1940 et la défaite de Paris, le premier ministre britannique, Winston Churchill, songe à un débarquement sur les côtes françaises, prélude à la reconquête du Vieux continent. Il faudra quatre ans aux Alliés anglo-saxons pour construire la plus formidable force d'assaut combinée de l'Histoire.

Churchill met en place l'organisme des "Opérations combinées" dont la mission est "d'examiner les possibilités d'attaques en Europe". L'entrée en guerre de l'URSS, en juin 1941, puis celle des Etats-Unis, en décembre de la même année, va accélérer les projets de débarquement pour anéantir le nazisme en Europe. Staline n'aura de cesse de demander aux Britanniques et aux Américains l'ouverture d'un "second front" à l'Ouest.

Les USA avaient déjà adhéré au projet du premier ministre anglais avant même d'entrer directement dans le conflit. En janvier 1942, au cours de la première conférence de Washington, Winston Churchill et le président américain Franklin D. Roosevelt décident de coordonner leurs politique militaires.

Les deux parties s'entendent pour créer le Combined Chiefs of Staff (CCS) qui regroupe des représentants des trois Armes des deux alliés. Pour la première fois dans l'histoire militaire, deux nations décident de placer la conduite d'opérations militaires sous un commandement commun. Washington et Londres bouleversent ainsi les usages militaires, chacun abandonnant une partie de sa souveraineté au profit de cet organisme qu'est le CCS. Leur collaboration ne se démentira pas en dépit des désaccords et des frictions.

Pourtant au départ, l'approche des deux pays est radicalement différente. Roosevelt veut frapper vite et fort. Churchill est beaucoup plus circonspect. Il reste marqué par l'échec du débarquement de Gallipoli (Turquie) en 1915, lors de l'expédition des Dardanelles dont il était l'organisateur en tant que premier lord de l'Amirauté britannique. 46.000 militaires avaient été tués, un nombre considérable de navires avaient été perdus. Cet échec personnel "pèse de tout son poids sur les décisions des Alliés", constate dans "L'Express" l'historien américain Robert O.Paxton, considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la période 1940-1944. "Les Britanniques sont terrifiés à l'idée d'être bloqués au sol sitôt l'assaut accompli (...). Gallipoli a en effet prouvé que réussir un accostage sans submerger immédiatement les lignes de défense adverses conduit à l'échec assuré. Churchill se souvenait aussi de l'impasse sanglante de la guerre des tranchées en 1914-1918".

Le premier plan concret d'invasion de l'Europe revient aux Américains. Dès le début 42, ceux-ci suggèrent de mener, au printemps 1943, une opération baptisée Round-Up, avec plus d'un million d'hommes, entre le cap Gris-Nez et Dieppe. Echaudés par l'échec du débarquement de Dieppe (voir encadré) en août 1942, les Britanniques s'opposeront à ce projet.
En janvier 1943, Churchill et Roosevelt se rencontrent de nouveau à laconférence de Casablanca pour déterminer une nouvelle stratégie. Ils demandent au CCS de créer un état-major spécial, le COSSAC (Chief of Staff to the Supreme Allied Commander), chargé de préparer le débarquement allié en Europe occidentale.

Le général américain Dwight Eisenhower, assisté du Britannique Bernard Montgomery,
est chargé de concevoir le plan d'attaque. Il choisit la date du 1er mai 1944 pour lancer l'opération appelée à remplacer Round-Up. Son nom de baptême: Overlord ("suzerain" en anglais).

A cette époque, les Alliés "gagnent le contrôle de l'Atlantique nord par la victoire acquise contre le Reich dans la guerre sous-marine à outrance", constate Robert O.Paxton. Jusque-là, la capacité de destruction allemande menaçait dangereusement les bâtiments britanniques et américains, et interdisait toute concentration de forces. Désormais, leS Anglo-Saxons sont "en position de réunir les énormes forces nécessaires" pour débarquer alors que l'économie américaine est "à même de produire d'immenses quantités de matériels adaptés".

Le projet Overlord est encore flou. Le choix du lieu n'est pas encore arrêté, même si un débarquement dans le Pas-de-Calais est exclu en raison de la concentration de troupes allemandes dans ce secteur. L'équipe du COSSAC opte finalement, en juillet 1943, pour le Cotentin, dans une zone située entre l'Orne et la Vire où les défenses allemandes semblent plus vulnérables.

Le projet est approuvé en août 1943 au cours d'une nouvelle réunion à Québec entre Churchill et Roosevelt. En décembre 1943, au cours de la première conférence au sommet des trois grands Alliés (Etats-Unis, Grande-Bretagne, URSS) à Téhéran, Staline est mis au courant de l'opération Overlord.

A partir de février 1944, le SHAEF (Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force), successeur du COSSAC, va parachever la planification d'Overlord. Chargé de l'assaut terrestre, le général britannique Montgomery, règle les derniers détails des plans de l'offensive.
Les difficultés de la préparation

Les difficultés sont d'autant plus grandes que les Alliés prévoient de débarquer sur cinq plages, à l'intérieur d'une zone s'étendant sur 80 km. Initialement, ils prévoyaient d'investir une zone large de 40 km. Un étirement du front qui exige un accroissement des effectifs: il est alors prévu que quelque 156.000 militaires doivent intervenir. Ces contraintes obligeront le général Eisenhower à différer l'offensive de plus d'un mois.

Il s'agit de répondre à trois questions essentielles: comment acheminer troupes et matériels, commer percer l'apparemment redoutable Mur de l'Atlantique (confié à Rommel, le "Renard du désert"), comment asssurer le ravitaillement des têtes de pont.

La Grande-Bretagne va se transformer en un immense chantier naval. Les usines se lancent à corps perdu dans la construction de milliers de péniches et de chaloupes. Toute commune disposant d'une rivière sert d'atelier de montage pour ces matériels. Des matériels qui vont peu à peu encombrer les ports britanniques.

Dans le même temps, ingénieurs et militaires perfectionnent leurs machines de guerre pour neutraliser les barricades, engins de béton, barbelés et mines disposés sur les plages .




Clic sur la Photo





Le sud de l'Angleterre devient un immense camp militaire: deux millions de soldats britanniques, américains, canadiens et originaires des dominions y sont rassemblés. D'immenses zones côtières sont classées terrain militaire en raison de leurs ressemblances avec les sites du futur débarquement. Casemates et batteries allemandes y sont reconstituées à l'identique pour entraîner les troupes.

Des cartes et des maquettes des sites sont élaborées à partir des informations fournies par des dizaines d'opérations de reconnaissance (terrestres et aériennes) et la résistance française.



Clic sur les Cartes

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Reste à régler le problème du ravitaillement. Il s'agit d'acheminer chaque jour, pendant trois mois, les 2000 tonnes de matériel et 2500 véhicules indispensables aux troupes débarquées. Des dizaines de caissons de béton vont être fabriqués. Remorqués, assemblés et coulés sur le site choisi, ils formeront à Arromanches le "Mulberry", port artificiel complété par des kilomètres de jetées préfabriquées. L'acheminement de ces caissons mobilisera 10.500 hommes et 160 remorqueurs. Par ailleurs, un immense pipe-line sous-marin, posé entre l'île de Wight et Port-en-Bessin, assurera le ravitaillement en essence d'une armée motorisée à l'extrême.

Au printemps 1944 débute l'ultime phase préparatoire d'Overlord: la campagne de bombardement. Noeuds routiers et ferroviaires, gares de triage, ouvrages d'art, défenses côtières sont écrasés sous des milliers de tonnes de bombes. Pendant ce temps, la Résistance française réalise de nombreuses opérations de sabotage.

Dans la nuit du 5 au 6 juin, l'armada entre en action. A l'ouest, la marine américaine réunit 1700 navires de débarquement, appuyés par trois cuirassés, 10 croiseurs, 35 destroyers et plusieurs dizaines d'escorteurs. A l'est, la Royal Navy britannique aligne 2426 navires de débarquement, soutenus par trois curirassés, 13 croiseurs, 44 destroyers et des dizaines de bâtiments légers. A l'entrée de la Manche et de la Mer du Nord, 300 destroyers et escorteurs, des navires de ligne et des porte-avions sont déployés pour couvrir l'opération à distance.

De son côté, l'aviation dispose de 7500 chasseurs et bombardiers légers, susceptibles d'être renforcés par 3500 appareils de bombardement stratégique.


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