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LA GUERRE DU GOLFE

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LA GUERRE DU GOLFE

Message  marsouin Châtenay 92 le Sam 25 Juil - 18:42

LA GUERRE DU GOLFE

Toute la chronologie des événements de 1990 - 1991



lundi 25 février




Les forces aériennes alliées effectuent 3 raids sur Bagdad dans la nuit et 6 dans la journée. Les forces britanniques ont détruit un site de missiles Silkworm après une attaque contre le cuirassé américain Missouri.



/!\ Certaines informations qui suivent sont invérifiables. C'est le résultat du black-out imposé aux médias (nos principales sources) par les états-majors alliés durant les premières 48 heures de l'offensive terrestre.

Toutes les heures sont données en GMT.
Heure du Québec et de Washington : GMT - 5
Heure de Londres : GMT
Heure de Paris, Berlin et Bruxelles : GMT + 1
Heure de Tel-Aviv et Le Caire : GMT + 2
Heure de Moscou, Bagdad, Riyad et Koweït-City : GMT + 3


2ème jour de l'offensive terrestre
La guerre minute par minute :

1h30 : Nouveau tir de SCUD sur Israël.
2 SCUD irakiens tombent dans le sud d'Israël, sans faire de dégâts ni de victimes. Plus tard dans la journée, Radio-Bagdad expliquera : "Nous avons tiré 2 missiles Hijjara sur la centrale atomique de Dimona". Ces tirs ont échoué, mais ils ont provoqué l'inquiétude de la population israélienne. Un témoin israélien raconte : "J'ai connu 4 guerres. J'ai entendu des bombes tomber et des obus partir. J'ai tremblé en entendant les hurlements et les sifflements, les boums et les percussions du Sinaï jusqu'au Golan. Mais jamais je n'ai tremblé comme ce matin, parce que jamais je n'avais entendu un bruit comme celui qu'a fait le SCUD en passant au-dessus de ma tête".



4h00 : Mission annulée pour les Jaguar français.
Les Jaguar français décollent de leur base d'Al-Ahsa, en Arabie Saoudite. L'objectif est l'aéroport de Tallil. Ils sont 16, répartis en 4 patrouilles. 8 appareils sont équipés de missiles AS-30. Avec eux, quelques chasseurs américains veillent aux éventuelles attaques de missiles contre la formation. Un avion-radar américain Awacs coordonne le tout. Arrivé à hauteur de l'aéroport de Tallil, les pilotes alliés doivent faire face à une météo excécrable. Les caméras de visée des Jaguar ne donnent aucune image. Impossible de déceler quoi que ce soit, et encore moins de repérer une cible. L'état-major allié se résigne donc à annuler la mission.



4h30 : La guerre vue par Radio-Bagdad.
La télévision irakienne affirme que l'Irak a repoussé l'assaut allié, "les glorieuses forces de Saddam Hussein ont repoussé l'offensive", et ajoute que les ennemis sont en train de "rouler dans leur sang et dans leur honte". Plus tard, un nouveau communiqué de Radio-Bagdad annonce le retrait irakien du Koweït. Marlin Fitzwater, porte-parole de la Maison Blanche, n'est pas convaincu et le dit : "La guerre continue ! "



5h00 : Bataille navale au large du Koweït.
Les Irakiens lancent depuis la côte Sud de l'Irak 2 missiles anti-navires Silkworm, de fabrication chinoise, sur le cuirassé USS Missouri. Le navire se trouve près de l'île de Faylakah. Le destroyer HMS Gloucester de la Royal Navy lance 2 missiles défensifs Sea Dart et détruit un missile irakien 30 secondes avant l'impact sur le navire américain, alors que l'autre s'abîme en mer.



7h40 : Défection en masse des Irakiens.
Selon un porte-parole militaire, les troupes alliées auraient fait au moins 14.000 prisonniers lors des premières 24h de l'offensive terrestre. Les prisonniers commencent à être si nombreux que des officiers alliés ont demandé des renforts qui se chargeraient des captifs. Ils doivent d'abord être regroupés à l'arrière des premières lignes avant d'être transférés à pied ou par camion vers des camps saoudiens.



18h40 : 29 GI's tués par un SCUD irakien.
A 20h40 heure locale, un SCUD lancé sur l'Arabie Saoudite est intercepté par un Patriot. Son ogive, chargée d'une tonne d'explosifs, n'a pas été détruite, et retombe sur le toit d'une caserne de Khobar, près de Dhahran, provoquant un incendie. Selon un porte-parole militaire irakien, cet objectif a été choisi car c'est le "symbole de l'asservissement au bénéfice de l'étranger" ; il s'agissait de "frapper les nids des traîtres lâches qui ont hypothéqués les valeurs sacrées de la nation, renoncé à leur honneur et à leur conscience et transformé les jeunes Arabes en amas de chair". Et le bilan de ce bombardement est lourd : 29 soldats américains sont tués, dont 3 femmes, et 98 blessés, ensevelis sous les décombres du bâtiment à 2 étages, totalement dévasté. Les ambulances américaines et saoudiennes s'affairent sur les lieux, alors que des bulldozers et des grues s'activent à dégager les débris. L'inquiétude s'empare désormais de la population locale, qui se sentait jusqu'ici à l'abri. Selon un témoin, "des corps déchiquetés et calcinés gisaient partout". Un habitant de Dhahran explique : "Au moment de l'explosion, (les GI's) étaient en train de dîner et certains sont sortis du building les yeux exorbités, le visage noir de fumée". Le bilan, déjà lourd, aurait pu l'être davantage : le SCUD est tombé à moins de 20 mètres d'un parking où étaient stationnés plusieurs camions-citernes remplis d'essence... Les blessés ont été rapidement conduits à l'hôpital militaire de la base de Dharhan. C'est la journée la plus sanglante que connaît l'US Army depuis le début de la guerre.



22h00 : L'agence de presse soviétique Tass informe que le Kremlin a présenté de nouvelles propositions pour mettre fin aux combats au Conseil de sécurité des Nations Unies.


Des parachutistes français à Koweït-City ?
D'après la télévision française Antenne 2 (aujourd'hui France 2), des parachutistes français auraient sauté au-dessus de Koweït-City. Cette information sera démentie quelques heures plus tard par l'état-major français. N'ayant aucune information suite au black out de l'armée américaine, les médias doivent souvent se contenter de simples rumeurs comme celle-ci...



Les Américains prennent l'aéroport irakien de Tallil.
Les hommes de la 24ème division d'infanterie de l'US Army se sont battus pendant plus de 4 heures pour s'emparer de l'aéroport de Tallil, au Sud de Nasiriyah, et protégé par un commando irakien. Cet aéroport, baptisé Cobra par les Alliés, est destiné à ravitailler les forces alliées en munitions, et surtout en carburant. En effet, les citernes géantes de l'aéroport contiennent plusieurs dizaines de millions de litres d'essence, le plus gros stock de carburant d'Irak. Quelques heures à peine après la prise de cette base aérienne, plus de 400 hélicoptères alliés et des centaines de blindés se sont déjà mis en route vers Tallil, pour un ultime ravitaillement avant la conquête de l'Irak.



Le retrait irakien du Koweït débute... et divise les Alliés.
Selon la chaîne américaine CNN, les satellites américains auraient détecté le retrait d'un certain nombre de blindés irakiens. En effet, selon Radio-Bagdad, "des ordres ont été donnés aux forces armées (irakiennes) pour qu'elles se retirent de manière organisée sur les positions qu'elles occupaient avant le 1er août 1990 (...). Les forces armées (irakiennes) qui ont prouvé leur capacité à combattre et à résister, répliqueront à toute tentative de leur nuire pendant qu'elles exécutent l'ordre de retrait". Ce retrait aurait pour but de diviser les Alliés. Les Saoudiens ont récemment affirmé qu'une armée qui se retire est une armée qui reste en guerre et qu'à ce titre, un cessez-le-feu n'est pas de mise. Mais les Français se sont toujours prononcés contre la poursuite des actes de guerre à partir du moment où une évacuation était avérée...



Manifestations contre la guerre en France.
Plusieurs milliers de manifestants défilent contre la guerre à Paris. C'est le 7ème rassemblement de ce genre depuis le début de la guerre. D'autres manifestations ont également lieu à Lille, Bordeaux, Lyon, Grenoble, Toulouse... Ces manifestations ne sont pas au goût du Parti Républicain qui les qualifie de "coup de poignard dans le dos de notre armée" et fait état de possibles incidents "devant cette manifestation qui ne peut être qualifiée que d'anti-française". De leur côté, 26 élus de Haute-Garonne (essentiellement Verts, PS et PC) appellent François Mitterrand à "tout faire pour obtenir le cessez-le-feu".
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LA GUERRE DU GOLFE (SUITE)

Message  marsouin Châtenay 92 le Sam 25 Juil - 18:44

Le Koweït offre un milliard de dollars à la France.
François Mitterrand est informé par l'émir du Koweït de sa décision de contribuer à hauteur de un milliard de dollars à l'effort militaire français pour libérer son pays. Dans un communiqué, le ministère français des Affaires étrangères explique : "Au moment où les soldats français sont engagés dans l'action terrestre destinée à mettre fin à une longue et cruelle occupation, la France apprécie hautement cette manifestation de solidarité".



Les journalistes occidentaux visitent les ruines d'une cimenterie irakienne.
A Bagdad, les correspondants de la presse internationale sont invités à visiter les ruines d'une grande cimenterie à Kufa (180 km au Sud de Bagdad) qui a été mise hors d'usage. Les journalistes sont encadrés par des militaires irakiens chargés de vérifier les propos tenus dans les articles rédigés à l'issue de la visite. Selon le responsable irakien de la production, l'usine a été attaquée le 21 janvier par 5 avions et touchée par 6 missiles. "Les pilotes savaient ce qu'ils faisaient, explique-t-il. Ils ont frappé les centres nerveux de la cimenterie : Les cheminées sont encore debout mais tout est détruit dans les unités de production". Cet ingénieur estime que 1.000 ouvriers irakiens sont désormais sans emploi et que leurs familles sont sans ressources. Devant les journalistes occidentaux, un employé de l'usine fait appel à Dieu en anglais : "Je demande à Dieu d'arrêter tout ça". "J'ai une femme et un enfant en bas âge, poursuit-il. Nous avons besoin de manger. Je m'en remets à Dieu".



Manifestations contre la guerre en Egypte.
C'est la 2ème journée consécutive de manifestations anti-guerre à l'université du Caire, durant laquelle des drapeaux américains et des portraits de Fahd d'Arabie auraient été brûlés. Une importante force policière bloque les accès au campus. Selon l'Organisation égyptienne des Droits de l'Homme, une trentaine d'Egyptiens aurait été arrêtée par la police. Par ailleurs, 125 intellectuels égyptiens ont signé un appel condamnant les violations des Droits de l'Homme dans l'ensemble du monde arabe, le racisme flagrant des forces de la coalition et la guerre "destructrice et inhumaine qui vise à établir l'hégémonie exclusive des Etats-Unis dans un monde unipolaire".



Exemple du patriotisme à la française.
L'offensive terrestre et le sens patriotique ont inspiré à un jeune auteur français une chanson : "La Marche du Désert". John-Frédéric Lippis, 19 ans, déplore ne pas avoir encore trouvé de maison de disque susceptible d'éditer son oeuvre. Selon lui, 2 vers seraient à l'origine de ce manque d'enthousiasme : "Quelques hommes vont décider d'une guerre ou d'un dialogue / Comme on choisit un objet dans un catalogue". Ce jeune chanteur patriotique en herbe affirme tout de même avoir reçu "plusieurs dizaines de commandes".



Le déclenchement de l'offensive terrestre dans la presse mondiale...
En Irak :
La presse officielle de Bagdad annonce que l'armée irakienne a repoussé les assauts lancés par la coalition anti-irakienne. A la une du quotidien de l'armée, Al Qadissiya, une grande photo de Saddam Hussein, bras tendu, lançant à ses troupes un seul ordre sur toute la largeur de la première page : "Battez-vous !" Dans les pages intérieures, des caricatures ridiculisent les Américains. L'une d'elles représente un GI, casque sur les yeux, annonçant qu'il s'est lancé dans la bataille "aveuglément".
En Europe : En Grande-Bretagne, la presse ne sombre pas dans l'euphorie. Le Times explique que l'offensive risque "d'être hasardeuse même si elle est aussi courte que les Alliés l'espèrent". Le Financial Times constate que le succès des Alliés va jusqu'à leur causer "des problèmes logistiques". En Allemagne, Die Welt demande s'il n'existait aucune autre alternative et conclut : "Saddam Hussein voulait tout", pour celà "il fallait le punir". En Italie, pour La Stampa, la défaite irakienne semble assurée mais on se demande "comment sortir de l'Irak" après y être entré aussi facilement. En Espagne, El Pais titre : "Attaque massive et éclair au Koweït". Le quotidien affirme que l'Espagne appuie la coalition et cesse de soutenir le plan soviétique. Pour l'éditorialiste, la force multinationale "obéit à George Bush". Il s'inquiète cependant de la position israélienne si Saddam Hussein utilise contre l'Etat hébreu ses armes chimiques. En France, la presse soutient l'offensive mais émet quelques réserves. Le Quotidien de Paris se pose cette question : "Pourquoi cette guerre si l'on doit demain organiser la paix avec Saddam ?" Pour Le Parisien, une victoire "totale et rapide (...) entraînera en Irak même la chute du dictateur". Cette "dure leçon" infligée à Saddam Hussein, estime Le Figaro, "sera bonne non seulement pour lui, mais pour tous les autres, y compris pour ceux qui l'infligent". Libération fait plusieurs hypothèses sur la personnalité de Saddam Hussein dont celle-ci : C'est un "sinistre imbécile qui n'a rien compris à l' "Airland Battle strategy" et qui ne sait strictement pas quoi faire et qui, depuis un mois et demi, fait détruire ses armées sans même se battre". Malgré celà, "l'avenir de Saddam Hussein, explique Le Monde, est du ressort des Irakiens (...) et l'intérêt de la coalition n'est surtout pas de s'installer dans une guerre au sol en Irak". Seul le quotidien communiste L'Humanité s'oppose à l'offensive terrestre qui est, pour les USA, "un tremplin pour de plus vastes desseins de domination". En Tchécoslovaquie, Lidove Noviny titre "Assaut des Alliés" et soutient l'offensive tout en critiquant par réflexe l'URSS qui "surgit de nulle part et cherche à restaurer son influence au Moyen-Orient". Le Mdlada Fronta Dnes, quotidien le plus vendu, estime que la guerre pourrait "déboucher sur un éclat" entre URSS et USA. En URSS, Pravda explique que "les prévisions de ceux qui estimaient que le principal objectif des Alliés était non seulement de libérer le Koweït mais aussi d'anéantir le potentiel militaire et industriel irakien se trouvent injustifiées". Or, "à l'issue d'efforts diplomatiques sans précédent après l'aller-retour du ministre irakien Tarek Aziz, après plusieurs conceptions fondamentales de son gouvernement, rien n'empêchait, semble-t-il, les parties au conflit de se séparer en faisant la paix".
Au Moyen-Orient : En Israël, la presse se félicite de la détermination américaine mais se demande si la guerre sera aussi facile qu'elle en a l'air. Haaretz explique que "les forces alliées encerclent Koweït-City et s'apprêtent au combat contre la Garde républicaine" et constate que "l'Irak n'a pas de réserves stratégiques". Yedioth Ha Ranoth pense que l'objectif des Américains est de "faire tomber Saddam Hussein". En Iran, Tehran Times, proche du gouvernement, condamne cette offensive "sans excuses" car "elle a eu lieu que parce que les intentions américaines vont au-delà de la libération du Koweït". Le journal conclut sur la nécessité de "mettre les forces alliées sous pression afin de promouvoir la paix". Pour Kayhan International, proche des durs du régime islamique, il s'agit d'un "assaut terrestre inutile" au moment où "les chances d'un réglement pacifique croissaient". En Syrie, le quotidien pro-gouvernemental Techrine fait porter la responsabilité de l'offensive "au régime irakien" en raison de son "mépris" des résolutions arabes et internationales. L'Irak s'est donc retrouvé de son fait "dans un piège implacable". En Jordanie, le quotidien indépendant Al Raï dénonce "la volonté préméditée de l'Occident" et souligne "la haine" de l'Occident envers les Arabes et "le désir de les humilier et de les détruire". Al Destour, lui aussi indépendant, considère qu'il s'agit de "la 5ème guerre israélo-arabe" même si Israël "est loin du théâtre des opérations".
Au Maghreb : En Egypte, Al Goumhouria affiche plusieurs photos en Une montrant des soldats égyptiens qui donnent à boire et à manger à des soldats irakiens prisonniers. Al Khabar présente des photos de soldats agenouillés priant avant de se rendre au combat. Al Ahram, quotidien pro-gouvernemental, s'en prend à l'initiative de paix soviétique : "On ignore quel a été l'objectif de Moscou et même le rôle joué par les Occidentaux". Au Maroc, L'Opinion, partisan de l'opposition nationaliste, explique que "cette guerre est celle de l'Occident pour des objectifs économiques et stratégiques". En Algérie, Moudjahid estime que "la mère des batailles a commencé". Alger Républicain titre : "Bush a lancé l'offensive terrestre : guerre totale". L'Horizon écrit en Une : "Contre-offensive irakienne" et "Média-connection de Washington ou lavage de cerveau de la liberté" en montrant une grande statue de la Liberté dont le flambeau a été remplacé par un missile Tomahawk. En Tunisie, La Presse met en garde l'Occident contre un nouvel ordre mondial dans lequel "les droits et l'honneur des Arabes ne seraient pas préservés" et souligne "l'humiliation ressentie par des millions et des millions d'Arabes et de Musulmans du fait des agressions répétées de l'Etat sioniste".
En Amérique : Aux USA, International Herald Tribune titre "Aux portes de Koweït-City" affirmant que les Alliés avancent rapidement, sans résistance. Pour le quotidien, l'objectif des Américains est l'élimination du parti Baas et de Saddam Hussein. Washington Post approuve Bush : "L'échec des efforts internationaux pour faire accepter la réalité aux Irakiens a été démontrée". Au Brésil, Jornal do Brasil espère que la guerre du Koweït sera l'occasion pour les pays arabes de rompre avec "le XXème siècle qui fut une ère de tyrannie et de tension" afin de "repenser leur existence en tant que famille des nations".
En Asie : En Chine, China Daily titre : "La guerre terrestre commence : les Etats-Unis revendiquent des premières victoires faciles". Au Japon, Asahi écrit en Une : "Résistance minime à l'avancée des forces de la coalition vers Koweït-City". Le quotidien nippon lance un "appel aux Alliés pour qu'ils se tiennent prêts à en revenir au terrain politique et diplomatique" afin de "trouver une solution politique".


En bref :

Départ pour le Golfe de renforts français. Le 2ème REP, spécialisé dans les "actions en profondeur", quitte Calvi pour rejoindre le dispositif Daguet.

Le gouvernement koweïtien en exil a déjà signé plus de 170 contrats, atteignant environ 1,25 milliard de dollars pour la reconstruction de son pays.

Les Français Jacques Barrot et Bernard Stasi, qui reviennent de Jordanie, affirment que les responsables qu'ils ont rencontrés leur "ont exprimé leur vif mécontentement du rejet par les Alliés de la proposition soviétique, ainsi que leur déception de voir la France associée à ce rejet".

Un débarquement est en cours sur les plages du Koweït. Plus de 18.000 soldats américains et une trentaine de navires d'assaut amphibie sont à l'oeuvre.

Après Air France, c'est au tour d'Air Inter d'annoncer le blocage des salaires de son personnel en 1991 pour faire face aux pertes d'exploitation dues à la guerre du Golfe.

En Iran, des pluies de suie noire dues aux puits de pétrole koweïtiens en feu provoquent l'inquiétude des services sanitaires.

2 journalistes français qui travaillaient en dehors des pools à la frontière entre l'Arabie Saoudite et le Koweït se sont vus retirer leur accréditation.


Pour la première fois, les deux grands rabbins d'Israël bénissent des soldats étrangers. Ces derniers sont engagés dans l'opération Tempête du Désert.

Les premiers succès alliés sur le terrain des opérations provoquent la hausse des places boursières internationales. A Paris, le CAC 40 s'ouvre sur une hausse de 1,45% pour atteindre + 1,65% à la clôture. Depuis le début des hostilités le 17 janvier, la bourse de Paris a progressé de 15%.

Suite au phénomène de baisse des ventes engrangé par la guerre du Golfe, le constructeur automobile Volvo met les ouvriers de ses chaînes de montage suédoises au chômage technique pour 9 jours répartis entre avril et mai prochains. Cette mesure entraînera une réduction de la production de l'entreprise estimée à environ 7.000 véhicules.

Aux USA, 7 femmes soldats koweïtiennes arrivent à la base de Fort Dix (New Jersey) pour suivre un entraînement intensif. 300 autres sont attendues.

Israël demande aux USA un milliard de dollars d'aide militaire supplémentaire.
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LA GUERRE DU GOLFE (SUITE)

Message  marsouin Châtenay 92 le Sam 25 Juil - 18:46

Ils ont dit :

Jacques Chirac, président du RPR, principal parti français d'opposition, salue "l'action courageuse et exemplaire" des soldats français.
Les autorités tunisiennes expriment leur "extrême réprobation" et considère que "l'offensive terrestre menace la paix et la sécurité dans le monde".
Chedli Ben Jedid, président de l'Algérie, condamne "l'attaque sauvage contre l'Irak".
Gérard Longuet, président du Parti Républicain français : "Il n'y aura pas de paix au Proche-Orient si Saddam Hussein peut être en situation de récidiver car aucune nation n'acceptera de signer un accord avec cet homme" (Radio française RTL).
Colonel Niall Irving, spécialement chargé du dispositif mis en place par la Grande-Bretagne pour les prisonniers irakiens, "Les EPW (Enemy Prisoners of War) n'ont rien à craindre de leur capture. Ce pourrait même être la meilleure chose qui puisse leur arriver".
Hafez El-Assad, président de la Syrie : "La nation arabe paie le prix de l'obstination des dirigeants irakiens".
Michel Charasse, ministre français du Budget : "Il n'y aura pas d'impôt Golfe" s'opposant à l'idée évoquée d'alourdir la taxe sur l'essence (Radio française France-Info).
George Bush, président des Etats-Unis, déclare être "tout à fait satisfait du rythme et de l'efficacité des opérations" mais il avoue avoir " encore l'anxiété qui acccompagne la guerre".
François Mitterrand, président de la France : "Il y a un objectif, pas deux : libérer le Koweït".
Le roi Hussein de Jordanie fait part de ses "douleur et colère" face à "l'agression de l'Irak".
Hassan II, roi du Maroc, promet aux Koweïtiens "un avenir meilleur" et déclare que "nous ne connaîtrons la tranquilité d'esprit qu'après la libération de votre pays".
Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la France : "Je fais entièrement confiance (aux troupes françaises) pour démontrer les capacités militaires de notre pays".



Lu dans la presse :

Selon la presse irakienne, "de très nombreux soldats égyptiens, dont les conditions morales étaient lamentables, se sont rendus aux forces irakiennes".
Quotidien français Le Monde : Malgré l'important contingent britannique déployé dans le Golfe, "les Britanniques ne se font pas d'illusions sur leurs capacités à influer sur le cours des choses dans cette partie, du monde".



L'assaut par hélicoptères de la 101ème Airborne

Introduction

Méticuleusement planifiée depuis le 14 février par Norman Schwarzkopf et le patron de la 101ème Airborne, le général J.H. Binford Peay, l'opération Left Hook (crochet du gauche) a un seul objectif : couper l'autoroute 8, qui part de Bassorah et passe par la ville de Nasiriyah. Là, l'autoroute se sépare en 2 axes, aboutissant l'un et l'autre à Bagdad. Alors, la Garde républicaine sera prise au piège.

Préparatifs de l'opération

A la tombée de la nuit, les 66 hélicoptères Blackhawk de la 101ème Airborne (division aéroportée), les célèbres Aigles hurlants, ont déposé sur le sol boueux plus de 1.000 commandos. Venus du sud en volant en rase-mottes à 260 km/h, les Blackhawk ont rapidement été délestés de leurs mortiers et de leurs missiles anti-chars. La mission des soldats déposés sur la rive Sud de l'Euphrate, près de l'autoroute 8, est de tenir cette voie stratégique pour couper la retraite de la Garde républicaine irakienne.

Profitant de la maîtrise du ciel irakien dont jouissent les forces alliées, l'US Army a confié aux redoutables hélicoptères Apache la tâche de protéger l'opération Crochet de gauche. Les Apache, les hélicoptères le plus modernes du monde, survolent en permanence le secteur où ont été déployés les hommes de la 101ème Airborne, près de Nasiriyah. Ils défendent les hélicoptères Blackhawk et les soldats au sol en tirant sur tout ce qui bouge avec leurs mitrailleuses de 30 mm.


Lancement de l'opération

La tâche confiée aux soldats est simple : encercler, isoler puis neutraliser les quelque 150.000 hommes de la garde républicaine concentrés entre Bassorah, où se trouvent leur PC, et la frontière nord du Koweït. Alors que la 24ème division d'infanterie et la 101ème Airborne américaines ont pour mission de couper la Garde de ses arrières, ce sont les troupes de la 1ère division blindée britannique et celles du 7ème corps d'armée américain qui devront affronter les divisions Médina et Hamourabi de la Garde irakienne.
Pour cela, elles peuvent compter sur la gigantesque base alliée Cobra, dans le désert du Sud irakien. Apparue il y a quelques jours seulement à 53 minutes de vol au Sud-Ouest de Nasiriyah, la base avancée abrite déjà 400 hélicoptères, des centaines de blindés et des dizaines de millions de litres de carburant. Un vaste périmètre de sécurité a été mis en place autour de cette base pour protéger ce centre de soutien stratégique. C'est de là que sont partis les avions chargés de traiter une cible importante : l'aéroport de Tallil, près de Nasiriyah, et protégé par un régiment de commandos d'Irakiens. Arrivés dans l'après-midi, alors que la météo est mauvaise, les hommes de la 24ème division d'infanterie de l'US Army se sont battus pendant 4h avant de s'emparer de l'aéroport.

La surprise du 1er jour de l'assaut terrestre se confirme : les soldats irakiens ne résistent pratiquement pas. C'est là le résultat des bombardements intensifs dont les divisions de Saddam Hussein font l'objet depuis 6 semaines. Et lorsque les Alliés rencontrent une faible résistance, celle-ci est aussitôt maîtrisée par les troupes coalisées. Tout au long de leur avancée, les parachutistes de la 101ème Airborne constatent des redditions massives de soldats irakiens, souvent exténués, affamés et mal équipés.



Sur la route de Koweït-City

Un détachement américain est placé sous commandement saoudien


L'armée saoudienne

Avec ses 45.000 hommes, ses centaines de canons de 105 et 155 mm et surtout ses 500 chars, la force saoudienne, l'une des principales de la coalition internationale, avance en tête vers Koweït-City. Son commandant, le général Khaled Ben Sultan, a lancé ses chars M-60 américains et AMX-30S français et ses auto-mitrailleuses arborant le drapeau vert islamique saoudien à travers les champs de mines qui infestent le sud de l'émirat. Les Saoudiens attaquent sur 2 fronts : à l'Est, ils remontent la côte vers Koweït-City, alors qu'à l'intérieur des terres, ils remontent vers l'Est à la hauteur de la capitale pour foncer sur al-Jahrah.

Durant leur avancée, les Saoudiens rencontrent de nombreuses poches de résistance, comme des bunkers, qu'il faut détruire avec l'aide de l'aviation américaine. Mais il ne s'agit, en général, que de quelques Irakiens armés de simples Kalachnikov et de grenades. A chaque fortin rencontré sur la route des Alliés, des Irakiens sortent par petits groupes de leurs trous de combat les mains en l'air. Certains agitent un drapeau blanc enfilé sur un bâton, d'autres font un signe de la main aux soldats alliés.
En l'espace de quelques heures, les Alliés captureront plusieurs centaines de soldats irakiens. Et ces prisonniers sont si nombreux que les officiers saoudiens ont demandé des renforts alliés qui se chargeraient des prisonniers. Ils doivent d'abord être regroupés à l'arrière des premières lignes avant d'être transférés à pied ou par camion vers des camps saoudiens.


L'armée américaine

Les soldats américains sont répartis entre les différentes armées alliées, notamment françaises, saoudiennes, koweïtiennes et égyptiennes. leur mission est d'assurer la coordination sans laquelle l'énorme machine de guerre déployée sous le commandement de Norman Schwarzkopf déraillerait.
Au sein de l'armée saoudienne, les militaires américains occupent principalement un rôle de surveillance. Avec les nombreux équipements ultra-sophistiqués des GI’s, reliés par les 40 satellites espions américains survolant le Golfe, les Alliés sont informés en temps réel de ce qui se passe sur le terrain. Lorsqu'une poche de résistance est signalée, les spécialistes américains permettent aux artilleurs saoudiens d'entrer en action ou à l'état-major allié d'ordonner l'intervention des avions et hélicoptères de combats.
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LA GUERRE DU GOLFE (SUITE)

Message  marsouin Châtenay 92 le Sam 25 Juil - 18:49

Les Français sur la route d'As Salman

Un détachement américain est placé sous commandement saoudien

"Rochambeau"

5h35 - Le bataillon d'artillerie américain qui appuie la division Daguet entre en action. Les obus américains passent au-dessus des têtes des soldats français pour aller frapper les positions ennemies quelques kilomètres plus loin. Les départs de LRM (Lance-Roquettes Multiples) et les coups de 155 mm sont extrêmement violents, et les bruits des explosions se mêlent au tonnerre de l'orage qui se lève. Les soldats français se préparent à la hâte pour les combats, tandis que la radio de l'opération Daguet diffuse un message rappelant d'avaler un comprimé de pyridostigmine en prévention d'une intoxication chimique. Ce message est lancé toutes les 8 heures.
L'artillerie américaine cesse enfin son pilonnage sur les positions ennemies. Lors de la prise de Rochambeau, les Français font plus de 100 prisonniers irakiens. Les 12.000 soldats français, appuyés par quelques centaines d'Américains, lèvent le camp aussitôt.


L'avancée de la 1ère compagnie

En ratissant une position, la 1ère compagnie découvre une cache de plus de 250 armes. Rendant compte par radio de cette découverte, le capitaine Fertinel précise que de nombreux manuels militaires rédigés en arabe sont également ramassés. Le colonel Thorette, qui a vécu un an en Jordanie et connaît bien l'arabe, sélectionne les documents intéressants et les postes de transmission pris à l'ennemi sont transportés rapidement par hélicoptère vers le PC de la division. Ils seront aussitôt exploités pour avoir du renseignement opérationnel. Des membres de la section d'interrogation des prisonniers de guerre ont été spécialement affectés à cette tâche primordiale. Essentiellement des légionnaires originaires de pays arabes ou des jeunes "beurs" français engagés dans la "régulière".

L'avancée du 3ème RIMa

Les blindés AMX-10RC de l'escadron du capitaine Revel découvrent un soldat irakien, caché dans un trou. C'est le premier prisonnier de la journée. Cet escadron du régiment d'infanterie a été ajouté au 3ème RIMa pour le renforcer. Un adjudant récupère le soldat irakien visiblement surpris de s'en tirer à si bon compte. Prés de sa tanière, les Français découvrent des cluster bombs de fabrication américaine, dispersées par les chars alliés, et qui ont la particularité de sauter en l'air et d'exploser à 1,5 mètre du sol, ne laissant aucune chance au soldat qui marche dessus.

12h20 - Après avoir pénétré le territoire irakien durant plusieurs heures, le 3ème RIMa s'arrête pour céder la place à sa Section de Mortiers Lourds (SML). Une "batterie flash": en 4 minutes, les 6 tubes de 120 mm sont prêts à envoyer leurs obus à 13 km, avec une grande précision. Et cette section n'est dans le Golfe que depuis 3 jours seulement ! L'ordre de rallier le 3ème régiment a été donné au dernier moment. "On était tellement déçus. La section a été folle de joie de partir", explique son chef, le lieutenant Dubois. A tel point qu'en alerte en 72 heures, la section a réussi à partir pour le Golfe en 12h seulement. Direction l'aéroport parisien de Roissy pour embarquer dans un DC-8 et deux 747. 2 petites journées en Arabie Saoudite et leurs premières opérations en temps de guerre commençaient. A la fin de la journée, la SML ne comptera qu'un seul blessé léger, un soldat ayant fait du zèle pour alimenter son mortier...

L'avancée de la section anti-char française

La SAC N°2 (section anti-char) de l'adjudant Alcala Duchemin, progresse lentement le long de la route Texas, en plein cœur de l'Irak. Soudain, les hommes du VAB de tête braquent leurs armes sur la droite. 2 soldats irakiens viennent d'émerger d'une canalisation qui passe sous la route. Suivent alors la fouille et le ramassage des armes. Dans la cachette, les marsouins découvrent deux Kalachnikov... et des masques à gaz à vision panoramique flambant neufs. La preuve que le risque chimique n'était pas pris à la légère par Bagdad. Les hommes du 3ème et les légionnaires-sapeurs du 6ème REG chargés de nettoyer Texas passeront toute cette journée à déloger des dizaines d'Irakiens cachés dans les canalisations. Tous ont eu la même réaction : se cacher pour survivre, en échappant aux bombardements aériens et à l'artillerie alliés.

L'avancée des chars d'assaut français

"En plus, on a eu de la chance de les prendre de flanc. Ils défilaient devant nous", raconte le capitaine Allavena, commandant le 1er escadron du 4ème régiment de dragons, après avoir détruit une colonne de blindés irakiens. Chance, mais aussi habileté de la manœuvre, puisque toutes les unités abordent systématiquement leurs objectifs de côté, le point faible des blindés, au long de ces 2 jours d'avancée sur As-Salman. Hier, le 4ème RD a conquis Rochambeau avec le 3ème RIMa et, aujourd'hui, il continue sa progression avec lui sur l'axe Est. "40 fois 36 tonnes de ferraille qui font trembler le sol et vous déboulent dessus, ça vous casse le moral !" constate un jeune engagé. Et les combats se font plutôt rares: les tankistes irakiens préfèrent en effet abandonner leurs chars et s'enfuient pour se rendre aux Alliés un peu plus loin. Les blindés du lieutenant-colonel Bourret feront plus de 700 prisonniers aujourd'hui. Plus d'un par personne !
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marsouin Châtenay 92
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LA GUERRE DU GOLFE (SUITE)

Message  marsouin Châtenay 92 le Sam 25 Juil - 18:51

A l'entrée du village d'As salman

17h20 - La route Texas est complètement bouchée: les véhicules français et américains, immobilisés, occupent les 2 voies et les bas côtés. Une cible facile pour l'armée irakienne, si l'US Air Force ne surveillait pas les environs. "En école, on nous répétait sans cesse : pas un pas sans appui. Maintenant je comprends ce que cela veut dire" explique avec un sourire le commandant Pierrotti alors que des chars irakiens brûlent à quelques kilomètres de là. Sur le réseau radio du régiment, le chef de corps s'adresse à tout le régiment. "La division Daguet a rempli sa mission. L'axe MSR (Main Supply Road) Texas est ouvert." C'est l'heure des retrouvailles entre les hommes des différentes unités circulant sur la route Texas, devenue glissante à cause de la pluie.
Derrière les divisions françaises et américaines, les prisonniers remontent seuls la route Texas pour rejoindre les points de regroupement où les gardent les hommes du 2ème RIMa. Au début de l'offensive terrestre, ils étaient la principale cause de retard dans l'avancée des unités. Désormais, après les avoir désarmés, on les laisse rejoindre seuls (que pourraient-ils faire s'ils s'échappaient dans le désert, sans arme ni ravitaillement, épuisés et affamés?) les centres de recueil.


Au soir - Les AMX-10RC et les VAB s'arrêtent en haut d'une crête. Face à eux, à 2 km à peine, se dressent les maisons et le fort d'As-Salman, encerclés par les Alliés. Ce qui intéresse le patron du 3ème RIMa, qui doit prendre le village à l'aube, c'est de savoir qui l'occupe encore. Impossible de savoir si les hommes et l'état-major de la 45ème division d'infanterie irakienne se trouvent encore dans le village. Pas plus que le nombre de civils restés dans leurs maisons. Réponse à l'aube, quand ils entreront dans les rues d'As-Salman...

Les Américains poursuivent leur route

L'impressionnante armada du 18ème corps américain reprend sa route vers l'Euphrate. Depuis 2 jours, les parachutistes de la 2ème brigade de la 82ème division aéroportée attendaient derrière les troupes françaises. Les officiers américains s'avouent impressionnés par la rapidité et l'efficacité avec laquelle les Frenchies ont mené à bien leur mission. En félicitant les Français, un général américain dira même : "Vous avez surtout réussi l'exploit de faire manœuvrer la 82ème Airborne. Moi, je n'y suis encore jamais arrivé !"


La prise de l'aérodrome d'As Salman par la Légion


Introduction

La Légion étrangère, créée au XIX° siècle par le roi Louis-Philippe, a la particularité de n'être composée que de soldats étrangers. Fondée à l'origine pour l'occupation de l'Algérie, elle servit essentiellement outre-mer. Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, le centre de la Légion fut transféré de Sidi-bel-Abbès, en Algérie, à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. Aujourd'hui, plus d'une centaine de nationalités différentes sont représentées dans la Légion. Lors de la guerre du Golfe, 2 légionnaires, d'origine irakienne, ne reçurent pas l'autorisation de participer au conflit.


Préparatifs de l'attaque

2 sections de sapeurs du 6ème REG sont intégrés aux fantassins et cavaliers de la Légion pour prendre la base aérienne. Du PC principal, les chefs de corps du 1er REC et du 2ème REI, le colonel Ivanoff et le lieutenant-colonel Derville, dirigeront la force principale. 3 "binômes" comprenant chacun une compagnie d'infanterie et un escadron d'AMX-10RC mèneront l'assaut contre 3 objectifs majeurs définis sur la base. 2 sections du 6ème REG aideront à franchir le grillage qui entoure l'aérodrome. Un autre groupement est placé en couverture face au Nord-Ouest. Il est doté de fortes capacités anti-chars pour stopper une éventuelle contre-attaque. Des renseignements indiquent en effet que des éléments d'une division irakienne évoluent dans la zone. Enfin, un sous-groupement de soutien peut intervenir en tout point de résistance ou foncer sur le carrefour de Texas et de la route qui mène à la base aérienne. A 16h, tout est en place.


Prise de l'aérodrome d'As Salman

14h30 - Les canons de 155 mm du 11ème RAM ouvrent le feu sur l'aérodrome irakien d'As-Salman. Ils vont pilonner leur cible pendant plus de 2 heures. Le ciel nuageux et la pluie fine ont réduit la visibilité, provoquant l'annulation de l'appui des aviations française et américaine.

16h00 - L'ensemble de la division Daguet, qui encercle la base aérienne, est enfin prêt à attaquer.

16h20 - Les 2 SML du 2ème REI bombardent à leur tour la base aérienne. Le 2ème REI est le seul régiment de France à posséder 2 SML. Les 6 mortiers de 120 mm de la SML 1 du lieutenant Hourregue effectuent des "tirs d'emblée", c'est-à-dire sans réglages mais à partir des coordonnées, sur des dépôts de munitions. C'est la première fois que ses légionnaires utilisent la charge 10, charge maximale qui est interdite à l'entraînement en France. Les obus F-2 à propulsion additionnelle, qui permettent d'allonger la portée de 8 à 13 km, sont également tirés pour la première fois. Le bilan de l'artillerie française est impressionnant : plus de 700 obus de 155 mm et plus de 300 de mortiers ont été tirés en 2 heures !

16h30 - L'escadron De Kersabiec ouvre le feu. Appartenant au RICM et rattachés au 2ème REI, les équipages de ces AMX-10RC sont les seuls marsouins intégrés à la Légion. Au canon de 105 mm, les blindés tirent sur des hangars, des emplacements de combat et des pièces d'artillerie afin de protéger les sapeurs du REG qui tentent d'ouvrir une brèche dans la clôture. Les flammes des dépôts de munitions pris pour cibles par les mortiers percent une obscurité autant due au mauvais temps qu'à la nuit qui tombe. Des renseignements indiquent que des éléments d'une division d'infanterie irakienne évoluent dans la zone.

17h20 - Le grillage clôturant l'aéroport résistant, le sous-groupement De Kersabiec-Thiébault le franchit en l'écrasant. Un char irakien T-59 embossé (protégé par des levées de terre) est détruit par le feu des AMX-10RC du 4ème peloton. Le 4ème escadron du 1er REC détruit 6 pièces d'artillerie avec ses missiles Hot. Dix minutes plus tard, c'est au tour du sous-groupement Dumont-Saint-Priest-Chavancy de pénétrer sur le terrain par la brèche que les sapeurs ont réussi à aménager. Ses sections prennent pied dans les bâtiments situés à l'Est. Presque au même moment, l'escadron Yakovleff et la compagnie De Reviers franchissent également pour prendre position au centre de l'aérodrome. Les légionnaires ne rencontrent aucune résistance : un bon nombre d'Irakiens qui n'avaient pas fui suite aux raids aériens ont abandonné leurs positions dès que l'artillerie a débuté son pilonnage. Certains, réfugiés dans des positions défensives aménagées au nord de l'aérodrome, seront faits prisonniers dans les heures suivantes.

18h00 - L'aérodrome d'As-Salman est conquis. Les légionnaires ratissent la zone avec attention. Tous les hangars et les bunkers ont été touchés de plein fouet par des bombes ou des missiles. Bien souvent on peut remarquer un simple trou sur le toit du bunker en béton. Et en dessous, les dégâts sont énormes. En fait, les missiles américains traversent les structures en béton pour exploser à l'intérieur des bâtiments. Et sur le sol, des dizaines de munitions, essentiellement des Cluster bombs américaines, n'ont pas explosé.
Les soldats entreprennent une fouille méthodique des décombres de la base aérienne. Seule la piste qui mène à la base est intacte, d'où l'extrême précision des bombardements alliés. Les légionnaires trouvent de tout, mais pas un seul avion irakien. Seulement des stocks de bombes de 250 kg. Ultramoderne, l'aérodrome d'As-Salman serait l'une des bases secrètes construites en plein désert par Saddam Hussein pour servir de dégagement à son aviation militaire. Ses bunkers permettaient par exemple aux avions de mettre les gaz à l'intérieur. Ce qui surprend les Français, c'est le fait que tout semble neuf. Il n'y a, par exemple, aucune trace de pneu sur la piste. Pourtant, des photos satellite avaient montré que la base avait été récemment utilisée.
Construite avec l'aide de sociétés belges, italiennes et françaises, la base n'est entrée en fonction que quelques mois avant la crise. Elle est désormais occupée par les Français.


Au soir - Après la réorganisation, les unités des 3 régiments sont remises à leurs chefs de corps respectifs. Seul l'escadron d'AMX-10RC du capitaine De Kersabiec, qui a reçu pour mission d'interdire la piste, reste sur place. Les autres éléments vont s'installer pour la nuit en protection au Nord de l'aéroport. Dans la soirée, les escadrons du 1er REC feront prisonniers des Irakiens qui cherchaient à s'enfuir le long de la route.

N.B. :
REC => Régiment Etranger de Cavalerie
RICM => Régiment d'Infanterie de Chars de Marine
RIMa => Régiment d'Infanterie de Marine
REI => Régiment Etranger d'Infanterie
REG => Régiment Etranger de Génie
RAMa => Régiment d'Artillerie de Marine
RD => Régiment de Dragons




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