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marsouin Châtenay 92

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HOMMAGE AUX MILITAIRES FRANCAIS MORTS EN COREE Plus la Biographie du Médecin-Commandant Jules Jean-LOUIS

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HOMMAGE AUX MILITAIRES FRANCAIS MORTS EN COREE Plus la Biographie du Médecin-Commandant Jules Jean-LOUIS

Message  marsouin Châtenay 92 le Sam 10 Oct - 15:30

GUERRE DE COREE

Copie Interdite sans l'autorisation
de Soldats de France




Listes des tués, blessés
et disparus en Corée


Le Bataillon Français de l'ONU en Corée a perdu :

Like a Star @ heaven 287tués, (dont 18 Coréens)
Like a Star @ heaven 1.350 blessés
Like a Star @ heaven 12 prisonniers
Like a Star @ heaven 7 disparus





A propos du Bataillon Français
de l'ONU en Corée 50/53


Le bataillon français (dit BATINFONU) est arrivé en Corée le 29 novembre 1950 à Pusan, puis il a été transféré à Suwon, équipé et intégré au 23ème régiment de la 2ème division de l’infanterie américaine.




Cette division qui est toujours présente en Corée à l’heure actuelle a un autre lien particulier avec la France : elle a été créée sur le sol de notre pays en 1917 !




En plus des hommes, la France a envoyé l’un de ses bateaux : « l’Aviso la Grandière » qui, dès juillet 1950, a été utilisé pour des missions de transport et d’escorte de convois entre le Japon et Pusan. L’équipage français du bâtiment a été plus tard décoré de la « Korean War Service Medal ».




Les faits d’armes des hommes du bataillon français commandé par le général Monclar sont nombreux et ils ont permis au bataillon de se forger très tôt une réputation d’unité d’élite : du 7 au 12 janvier 1951, les français participent à la bataille de Wonju et stoppent par une charge à la baïonnette l’avancée des Chinois. Il y aura ensuite les combats des « Twin Tunnels », ainsi le bataillon français résistera pendant trois jours aux assauts de quatre divisions chinoises permettant ainsi une contre offensive victorieuse de la 8ème armée.




C’est à l’issue de ce premier engagement meurtrier que le général Monclar déclara à ses hommes qu’ils étaient désormais « prisonniers de leur gloire ». Fin février - début mars, il y aura la conquête du Piton 1037 qui permettra l’ouverture de la route du 38ème parallèle. Il faut noter que durant le conflit,la Corée a connu des hivers qui comptent parmi les plus froids de son histoire (-20 degrés en mars 1951).




Au printemps 1951, le bataillon franchit le 38ème parallèle dans la région d’Hwachon. Durant l’automne 1951, les français s’illustreront encore lors de la bataille de « Crêvecoeur ».

A l’automne 1952 le bataillon français arrêta à Chongwon en Corée du Nord une offensive chinoise qui prenait la direction de Séoul.




C’est à ce moment là que le Président des Etats-Unis décernera aux forces françaises une quatrième citation. Juin 1953 verra la signature de l’armistice. Sur un effectif total de 3.000 hommes sur une période de trois ans, le bataillon français en aura perdu 263 : ce qui représente une perte d’environ 10%, qui est la plus importante perte parmi les contingents étrangers.




44 soldats français sont enterrés au cimetière des Nations Unies de Pusan, il s’agit du seul cimetière militaire étranger sur le sol coréen.




La France dispose, comme tout pays de la coalition, d’un monument dédié aux morts français pendant la guerre. Il se trouve sur la route de Suwon.

De plus, fait inhabituel, notre pays bénéficie également de l’hommage exceptionnel rendu par population coréenne à un médecin français. En effet, seuls deux hommes « étrangers » ont un monument qui leur est spécifiquement dédié : le général Mac Arthur, dont le monument est à Inchon, et le commandant Jean Louis, médecin qui sauta sur une mine en voulant secourir un blessé coréen, dont le monument est à Hongcheon.




A la fin de la guerre, le bataillon a été transformé en une unité régulière et envoyé en Indochine puis en Algérie pour ensuite être dissout complètement.



Lisez à la suite,la Biographie
du Médecin commandant Jules Jean-Louis


Dernière édition par Admin le Lun 12 Oct - 12:44, édité 2 fois
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Biographie du médecin Commandant Jules Jean-LOUIS

Message  marsouin Châtenay 92 le Lun 12 Oct - 12:24

LE MONUMENT DU MÉDECIN-COMMANDANT JEAN-LOUIS À HONGCHEON
Province du Gangwon-do, Corée du Sud
Jean-Marie Thiébaud
HISTOIRE Corée du Sud

Pendant la guerre de Corée, près de 300 volontaires français ont donné leur vie pour la défense de la liberté. Parmi eux, le médecin-commandant Jean-Louis.


À 32 km au nord-est de Hongcheon, à droite et en retrait de la route 44 (qui mène à Inje et Seokcho), jouxtant en pleine nature le Green Country Camp, s'élève un important monument : une gerbe de blocs de béton sommée d'une statue en bronze, grandeur nature et fort réaliste, d'un officier français en treillis, béret, ceinturon et rangers, semblant marcher sans crainte vers son destin. Son visage encore juvénile, sculpté finement dans le métal, porte des lunettes qui rendent le personnage encore plus étonnamment présent.

Sous la statue, l'insigne en losange du bataillon français de l'ONU et, plus bas encore, une plaque rectangulaire qui indique :

MONUMENT A LA MEMOIRE DU MEDECIN-COMMANDANT J. JEAN-LOUIS²

Le dos du monument porte deux autres plaques portant l'une, un texte rédigé en coréen, l'autre, sa traduction en français :

La guerre de Corée a commencé le 25 juin 1950, lorsque les armées communistes envahirent le Sud par surprise. Répondant à un appel pour la sauvegarde de la liberté, la France envoie des forces combattre en Corée. Arrivé le 29 novembre 1950, le médecin-commandant Jules Jean-Louis était chef du service de santé du bataillon français de l'O.N.U.

Le 8 mai 1951, à l'âge de 34 ans, le médecin-commandant Jules Jean-Louis tombait au champ d'honneur, en sauvant la vie de soldats coréens blessés dans le combat de Jang Nam Ri.

Son sacrifice héroïque pour la liberté et l'idéal humanitaire qu'il a incarné dans l'exercice de sa mission et notamment au service des populations civiles rencontrées pendant la progression du bataillon, resteront dans la mémoire des habitants de ce pays.

Alors que se commémore le centenaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée, ce monument est édifié, à l'endroit même de sa mort, grâce à l'appui du gouverneur de la province de Kangwon (Gangwon-do), pour immortaliser à jamais le souvenir de cette âme généreuse.

Le 25 octobre 1986

Le chef du district communal de Hongch'on (Hongcheon)

Près de la route et à droite du monument, une plaque signale un

ARBRE COMMEMORATIF PLANTE

PAR M. JEAN-BERNARD OUVRIEU³

AMBASSADEUR DE FRANCE EN COREE

LE 25 OCTOBRE 1986.

Par souci de symétrie et aussi volonté du diplomate français d'être compris par la population locale, elle possède son pendant coréen à gauche, sur un socle placé au pied d'un second arbre.


Jean-Marie THIEBAUD


1- La région du Gangwon-do est coupée en deux par la DMZ du 38e parallèle sur une longueur de 145 km. Elle fut le théâtre de combats meurtiers pendant la guerre de Corée (1950-1953).
2- Jules Édouard Jean-Louis, né à Sanary-sur-Mer (Alpes-Maritimes) le 28.10.1916, était le fils d'un capitaine de marine mort en 1919 de suites de maladies contractées pendant la première guerre mondiale, chevalier de la Légion d'Honneur. Entré à l'École de Santé Navale à Lyon en 1933, Jules Jean-Louis en sortit docteur en médecine en juin 1939, dans sa vingt-troisième année, avec une thèse apportant une Contribution à l'étude des lepto-méningites et à leur traitement chirurgical. Promu lieutenant au 3e bataillon du 69e régiment de la ligne Maginot en juin 1940, il mérita la Croix de Guerre avant d'être fait prisonnier le 21.06.1940 et envoyé au stalag IV. Libéré le 17.04.1945 et nommé capitaine, il fut muté au Maroc à l'hôpital de Casablanca. Puis il demanda à servir en Extrême-Orient. Il demeura en poste en Indochine de 1946 à 1950 et y fut breveté parachutiste. Il servit au 2e régiment d'infanterie puis à la 2nde brigade de parachutistes dans laquelle il obtint ses deuxième et troisième citations à l'ordre de l'Armée en septembre 1947 et en juillet 1948. On le proposa pour l'Ordre de la Légion d'Honneur le 30.12.1948. Promu médecin-major le 01.01.1950, il se porta volontaire pour la Corée le 10.09.1950 et arriva dans ce pays en octobre de la même année. Il prit part aux batailles de Tapon-ni, de Twin-Tunnels, de la cote 1037 et son attitude courageuse lui valut d'être cité une quatrième fois à l'Ordre du Corps d'Armée. Ce médecin-chef tomba le 8 mai 1951 en allant porter secours à deux soldats coréens blessés. Sa dépouille a été inhumée à Sanary-sur-Mer, ville qui s'est jumelée avec Hongcheon pour rappeler l'acte courageux de ce médecin militaire et à l'instigation du docteur Kim Jong-Hi, consul honoraire de Corée en Normandie, fait chevalier de la Légion d'Honneur le 27.06.2000 au titre du ministère des Anciens Combattants. Le nom du commandant Jean-Louis est également gravé sur la façade intérieure du monument de Suwon qui recense tous les Français tombés pendant la guerre de Corée (voir Jean-Marie Thiébaud, "La Présence française en Corée", Paris, éd. de l'Harmattan, 2005).
3- Jean-Bernard Ouvrieu, né à Creil (Oise) le 13.03.1939, fils de René Ouvrieu, universitaire, et de Renée Franchet, étudiant à la Faculté de Droit et à l'Institut d'Études Politiques de Paris, élève de l'ENA de 1964 à 1966, deuxième conseiller à Bagdad en 1975-1977 puis à Washington en 1977-1979, directeur des relations internationales au Commissariat à l'Énergie atomique en 1980-1985, gouverneur pour la France de l'Agence Internationale de l'Énergie atomique de Vienne de 1981 à 1985, ambassadeur de France en Corée du 13.05.1985 à 1987 puis au Brésil (1989-1993) et au Japon dès 1993 avant d'être chargé auprès du ministre Alain Richard des dossiers d'armement. Officier de la Légion d'Honneur et de l'Ordre National du Mérite.


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Le monument du médecin-commandant Jean-Louis à Hongcheon (홍천, province du Gangwon-do1, Corée du Sud

Message  marsouin Châtenay 92 le Lun 12 Oct - 12:30

Le monument du médecin-commandant Jean-Louis à Hongcheon (홍천, province du Gangwon-do1, Corée du Sud
par le Docteur Jean-Marie Thiébaud
Membre titulaire de l’Académie de Besançon et de Franche-Comté





À 32 km au nord-est de Hongcheon, à droite et en retrait de la route 44 (qui mène à Inje (인제) et Seokcho (석초)), jouxtant en pleine nature le Green Country Camp, s’élève un important monument : une gerbe de blocs de béton sommée d’une statue en bronze, grandeur nature et fort réaliste, d’un officier français en treillis, béret, ceinturon et rangers, semblant marcher sans crainte vers son destin. Son visage encore juvénile, sculpté finement dans le métal, porte des lunettes qui rendent le personnage encore plus étonnamment présent



Sous la statue, l’insigne en losange du bataillon français de l’ONU et, plus bas encore, une plaque rectangulaire qui indique :

MONUMENT A LA MEMOIRE DU MEDECIN-COMMANDANT J. JEAN-LOUIS2




Le dos du monument porte deux autres plaques portant l’une, un texte rédigé en coréen, l’autre, sa traduction en français :
La guerre de Corée a commencé le 25 juin 1950, lorsque les armées communistes envahirent le Sud par surprise. Répondant à un appel pour la sauvegarde de la liberté, la France envoie des forces combattre en Corée. Arrivé le 29 novembre 1950, le médecin-commandant Jules Jean-Louis était chef du service de santé du bataillon français de l’O.N.U.
Le 8 mai 1951, à l’âge de 34 ans, le médecin-commandant Jules Jean-Louis tombait au champ d’honneur, en sauvant la vie de soldats coréens blessés dans le combat de Jang Nam Ri.
Son sacrifice héroïque pour la liberté et l’idéal humanitaire qu’il a incarné dans l’exercice de sa mission et notamment au service des populations civiles rencontrées pendant la progression du bataillon, resteront dans la mémoire des habitants de ce pays.
Alors que se commémore le centenaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée, ce monument est édifié, à l’endroit même de sa mort, grâce à l’appui du gouverneur de la province de Kangwon (Gangwon-do), pour immortaliser à jamais le souvenir de cette âme généreuse.
Le 25 octobre 1986

Le chef du district communal de Hongch’on (Hongcheon)




Près de la route et à droite du monument, une plaque signale un
ARBRE COMMEMORATIF PLANTE
PAR M. JEAN-BERNARD OUVRIEU3
AMBASSADEUR DE FRANCE EN COREE
LE 25 OCTOBRE 1986.




Par souci de symétrie et aussi volonté du diplomate français d’être compris par la population locale, elle possède son pendant coréen à gauche, sur un socle placé au pied d’un second arbre.
1 La région du Gangwon-do est coupée en deux par la DMZ du 38e parallèle sur une longueur de 145 km. Elle fut le théâtre de combats meurtiers pendant la guerre de Corée (1950 – 1953).
2 Jules Édouard Jean-Louis, né à Sanary-sur-Mer (Alpes-Maritimes) le 28.10.1916, était le fils d’un capitaine de marine mort en 1919 de suites de maladies contractées pendant la première guerre mondiale, chevalier de la Légion d’Honneur. Entré à l’École de Santé Navale à Lyon en 1933, Jules Jean-Louis en sortit docteur en médecine en juin 1939, dans sa vingt-troisième année, avec une thèse apportant une Contribution à l’étude des lepto-méningites et à leur traitement chirurgical. Promu lieutenant au 3e bataillon du 69e régiment de la ligne Maginot en juin 1940, il mérita la Croix de Guerre avant d’être fait prisonnier le 21.06.1940 et envoyé au stalag IV. Libéré le 17.04.1945 et nommé capitaine, il fut muté au Maroc à l’hôpital de Casablanca. Puis il demanda à servir en Extrême-Orient. Il demeura en poste en Indochine de 1946 à 1950 et y fut breveté parachutiste. Il servit au 2e régiment d’infanterie puis à la 2nde brigade de parachutistes dans laquelle il obtint ses deuxième et troisième citations à l’ordre de l’Armée en septembre 1947 et en juillet 1948. On le proposa pour l’Ordre de la Légion d’Honneur le 30.12.1948. Promu médecin-major le 01.01.1950, il se porta volontaire pour la Corée le 10.09.1950 et arriva dans ce pays en octobre de la même année. Il prit part aux batailles de Tapon-ni, de Twin-Tunnels, de la cote 1037 et son attitude courageuse lui valut d’être cité une quatrième fois à l’Ordre du Corps d’Armée. Ce médecin-chef tomba le 8 mai 1951 en allant porter secours à deux soldats coréens blessés. Sa dépouille a été inhumée à Sanary-sur-Mer, ville qui s’est jumelée avec Hongcheon pour rappeler l’acte courageux de ce médecin militaire et à l’instigation du docteur Kim Jong-Hi, consul honoraire de Corée en Normandie, fait chevalier de la Légion d’Honneur le 27.06.2000 au titre du ministère des Anciens Combattants. Le nom du commandant Jean-Louis est également gravé sur la façade intérieure du monument de Suwon qui recense tous les Français tombés pendant la guerre de Corée (voir Jean-Marie Thiébaud, « La Présence française en Corée », Paris, éd. de l’Harmattan, 2005).
3 Jean-Bernard Ouvrieu, né à Creil (Oise) le 13.03.1939, fils de René Ouvrieu, universitaire, et de Renée Franchet, étudiant à la Faculté de Droit et à l’Institut d’Études Politiques de Paris, élève de l’ENA de 1964 à 1966, deuxième conseiller à Bagdad en 1975 – 1977 puis à Washington en 1977 – 1979, directeur des relations internationales au Commissariat à l’Énergie atomique en 1980 – 1985, gouverneur pour la France de l’Agence Internationale de l’Énergie atomique de Vienne de 1981 à 1985, ambassadeur de France en Corée du 13.05.1985 à 1987 puis au Brésil (1989 – 1993) et au Japon dès 1993 avant d’être chargé auprès du ministre Alain Richard des dossiers d’armement. Officier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite.

©️ Jean-Marie Thiébaud (texte et photos), février 2005.


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