Les marsouins du 3e Rima commencent à rentrer

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Les marsouins du 3e Rima commencent à rentrer

Message  marsouin Châtenay 92 le Mar 24 Nov - 20:48



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Vannes

Les marsouins du 3e Rima commencent à rentrer


mardi 24 novembre 2009


Après l'Afghanistan, le 3e Rima reprendra ses opérations extérieures : prochain rendez-vous le Sénégal au printemps.

Photo : ECPAD/Charles Harang.


Le régiment qui a perdu cinq hommes retrouve ses quartiers vannetais. Après six mois dans la valléede Kapisa, en Afghanistan.

Dossier

Le retour

Une centaine de marsouins est arrivée, à Nantes, dimanche soir par avion militaire. Les retours des 750 soldats du groupement Korrigan, dont 500 Vannetais, vont s'échelonner jusqu'au 6 décembre. La fin d'une mission de six mois.

« Après un bref passage au régiment pour des formalités, les hommes partent en permission, avant un retour à la caserne le 9 décembre, pour trois journées qui seront suivies de cinq semaines de congés », explique le colonel Pierre Schill, commandant le 3e Rima.

Une prise d'armes

Le 10 décembre, le régiment se réunit sur le port pour la dissolution du groupement Korrigan. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, pourrait présider la prise d'armes.

Décompression à Chypre

Après les Canadiens et les Britanniques, les Français, de retour d'Afghanistan, s'arrêtent désormais à Chypre, « un sas de décompression » de 72 heures. Installés dans un hôtel de Paphos, les soldats, qui restent en groupe, se baignent, font du sport, visitent un site archéologique. Ils se reposent. « C'est une transition pour laisser l'état de guerrier avant de se rendre disponible pour sa famille », explique, depuis l'Afghanistan, le colonel Françis Chanson, patron du groupement Korrigan (lire ci-contre).

Combats

En Kapisa, le 3e Rima a mené une lourde tâche. Les Marsouins ont connu plus de quatre-vingts accrochages en six mois, un tous les deux ou trois jours. La pression a été permanente. Même les bases ne sont pas à l'abri des attaques. Elles ont essuyé au moins quinze tirs de roquettes ou d'obus de mortier.

Engins explosifs

Sur les routes et les pistes, cinquante engins explosifs ont été détectés, « souvent grâce à la population », explique le colonel Chanson. Cinq ont explosé. L'armée française utilise désormais des méthodes d'enquête policière pour remonter les filières des poseurs.

Pertes françaises

Cinq hommes du 3e Rima ont été tués. « Trente-cinq ont été blessés dont quatorze ont été rapatriés. Un seul est encore hospitalisé à Paris », explique Francis Chanson. Deux soldats du 13e Dragon ont été également tués pendant cette période.

Le 8e Rpima, la première unité française en Kapisa, d'août 2008 à janvier 2009, avait eu quinze blessés. Plus au sud, en Surobi, ce même régiment avait perdu neuf hommes et eu vingt et un blessés lors d'une embuscade à Uzbeen. De janvier à juin 2009, une période hivernale pendant laquelle les combats ont été moins intenses, le 27e Bca a subi la perte d'un soldat, un a été blessé.

Pertes civiles

« Un seul civil afghan a été blessé légèrement par nos tirs, il y a quinze jours, sans que l'on sache s'il a été touché par des tirs du Rima ou de l'armée afghane », constate le colonel Chanson. « Nous faisons très attention, ce n'est pas le cas des Talibans, ils ont tué pendant notre séjour une centaine de civils. Ils ont ainsi tiré une roquette sur Tagab, il y a quelques jours, tuant douze civils. »

Opérations

Quelques exemples. Pour le seul mois d'octobre la compagnie de logistique a assuré douze convois, et conduit une campagne de vaccination pour 200 personnes. Des constructions de routes ont été soutenues, comme en vallée d'Afghanya. « Il y avait une piste en juin, une vraie route aujourd'hui », écrit le capitaine de Castelbajac, commandant la 1re compagnie.

Communication

En six mois, le 8e Rpima a eu la visite de 65 journalistes, le 3e Rima, pour sa part, a reçu un groupe de journalistes tous les quinze jours. La presse a été moins présente, « l'effet Uzbeen » étant passé. Ce travail avec les médias est pris très au sérieux par les officiers supérieurs. Le rôle de l'opinion publique est essentiel.

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La lutte contre le syndrome afghan

mardi 24 novembre 2009

« Les soldats ont vécu des situations difficiles, ils ont perdu des camarades. L'escale à Chypre est une façon de terminer la mission, explique le médecin chef Humbert Boisseaux, du service de psychiatrie de l'hôpital des Armées du Val-de-Grâce.

« Ils viennent de vivre pendant six mois dans un état de tension, de menaces permanentes. Et ils vont retourner à la vie civile, auprès de leur famille, pour certains un temps de pause est vraiment nécessaire. »

L'officier assure que seul un petit nombre de soldats a des difficultés de comportement. « Le nombre est plus important chez les Américains ou les Canadiens. Les Britanniques estiment que leur pourcentage n'est guère plus important que dans le reste de la population. »

Pas de tabou

Selon un rapport d'octobre 2009 de l'armée de terre américaine, environ 21,4 % de ses soldats de rang subalterne engagés en Afghanistan souffrent au retour d'anxiété, de dépression ou de stress aigu. Les militaires qui effectuent trois séjours ou plus en Afghanistan ont proportionnellement plus de problèmes que les soldats qui n'y ont stationné qu'une fois.

En novembre 2007, l'armée canadienne parlait de 17,1 % de ses soldats qui souffraient de détresse psychologique. D'où la création du « sas de décompression » de Chypre aujourd'hui utilisé par les Français.

« Dans le passé beaucoup de soldats se sont plaints d'avoir un retour pénible après des missions difficiles en Bosnie ou au Rwanda », expliquait alors le major Michel Ouellet, au Devoir, un quotidien de Montréal.

« En France, nous ne faisons pas passer de tests. Ce qu'on repère chez les garçons qui ont un peu de difficultés ce sont de petits troubles, des cauchemars, une hyperactivité émotionnelle, comme des sursauts au moindre bruit ou quand une voiture passe, explique Humbert Boisseaux : A Chypre, les soldats font un bilan de mission avec leurs chefs. Et ils savent qu'ils peuvent parler, il n'y a pas de choses taboues. »





Thierry PETITPAIN
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