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marsouin Châtenay 92

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Biographie en Français et Anglais du Capitaine Jean DANJOU et la bataille de Camerone

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Biographie en Français et Anglais du Capitaine Jean DANJOU et la bataille de Camerone

Message  marsouin Châtenay 92 le Sam 4 Avr - 13:35

Le Capitaine Jean DANJOU en Français et Anglais,
et la bataille de CAMERONE



Jean Danjou (né le 15 avril 1828 à Chalabre(France).(tué le 30 avril 1863 à Camerone au Mexique) est un officier militaire français du second Empire.


Biographie:

Originaire d'une famille de tradition militaire, il est né le 15 avril 1828, à Chalabre, de Jean et de Marguerite Balussou. Il est le quatrième d'une fratrie de huit enfants. Après des études sommaires à l’école primaire de Mirepoix puis de Carcassonne, il travaille dès l’âge de quinze ans dans la fabrique de bonneterie de son père.
Sa vocation militaire est provoquée par la visite en grand uniforme d’un ancien ouvrier de la fabrique familiale, le sous-lieutenant Canut. En 1847, il entre à l'école de Saint-Cyr.
Promu sous-lieutenant, il est affecté au 51e de Ligne. En 1852, il est versé au 2e régiment étranger.
Le 1er mai 1853, au cours d'une mission de topographie en Algérie, il perd sa main gauche, qu'il remplacera par une main articulée en bois.
Promu lieutenant, le 23 décembre 1853, puis capitaine le 9 juin 1855 à titre exceptionnel, au siège de Sébastopol en 1854, et enfin, capitaine adjudant major, le 18 septembre 1855.
Mis en non-activité par suite de licenciement, le 16 avril 1856, il reçoit néanmoins la croix de chevalier de la Légion d’honneur. Le 26 mai 1856, il est affecté au 26e d'infanterie, avant d'être de nouveau nommé au 2e régiment étranger.


Campagnes:

• Algérie, de Kabylie,
• Crimée (Sébastopol),
• Italie (Batailles de Magenta et Solferino),
• Maroc
• Mexique.


Lors de l'Expédition du Mexique (1861-1867), il est tué le 30 avril 1863 à Camerone, au cours d'une bataille restée mythique, durant laquelle 65 légionnaires (dont il avait pris ce jour-là le commandement) firent face à environ 2000 soldats de l'armée mexicaine.





Un tableau représentant son portrait au musée de la Légion étrangère est une œuvre du sergent Sméou, d’après photographie.
Une stèle est érigée en sa mémoire à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier et une plaque commémorative est apposée sur sa maison natale située dans la rue qui porte son nom à Chalabre dans l'Aude.
Le domaine capitaine Danjou est le siège de l’institution des invalides de la Légion étrangère et de l’amicale des anciens de la légion étrangère du pays d'Aix et de la Sainte-Baume.
Le château abrite le musée de l'uniforme légionnaire, annexe du musée de la Légion étrangère d’Aubagne, ainsi qu’une boutique ouverte au public et proposant à la vente les réalisations des ateliers.
Un quartier capitaine Danjou abrite le 4e RE, à Castelnaudary dans l’Aude. Réalisé en trois tranches successives. La première voit la réalisation des bâtiments des compagnies d'engagés volontaires, du PC, du stand de tir couvert, de l'ensemble alimentation - loisirs et du poste de sécurité. La seconde tranche des travaux permet la réalisation de toutes les installations techniques et le reliquat de l'infrastructure destinée à l'instruction spécialisée. La troisième tranche qui sort de terre à partir de 1988, comporte entre autres le cercle mess, l'infirmerie, les bâtiments destinés à héberger la CIC et la CIS. Doté également d'un vaste complexe d'instruction à la conduite, le quartier se place parmi les centres d'instruction les plus modernes et les plus performants d'Europe.
Une promotion Capitaine Danjou, d’élèves officiers est donnée à l’ESM de Saint-Cyr 1971-1973. L’école est commandée par le général de Barry.



Après sa mort:


Sa main en bois articulée fut retrouvée par le lieutenant Karl Grübert de l'Armée autrichienne le 17 juillet 1865, lors de l'arrestation du général Ramirez qui la détenait (selon une autre source, elle fut retrouvée chez un fermier, à 100 km du lieu du combat. Celui-ci la tenait d'un guérillero ayant participé au combat). Elle est rapportée à Sidi-Bel-Abbès en 1865 par le colonel Guilhem. Depuis, cette relique est conservée dans la crypte du Musée du Souvenir de la Légion étrangère à Aubagne. Elle est présentée tous les ans lors de la cérémonie de Camerone à la Maison mère, portée par un ancien (en général un officier, encadré par 2 ou plusieurs accompagnateurs).


Sources : Képi blanc et Division histoire et patrimoine de la Légion étrangère.


Clic sur photo:

Pour voir L'Institution des Invalides de la Légion Etrangère (I.I.L.E.)





Clic sur tambour pour version Anglaise:





La bataille de Camerone:



Le récit officiel de la bataille de Camerone


Comme tous les ans, la Légion étrangère, institution créée par le roi Louis-Philippe, fête la bataille de Camerone, au Mexique. Cette année, pour le 147e anniversaire de ce combat qui est devenu le symbole de l’esprit et des qualités des légionnaires, l’accent a été mis sur la fraternité d’armes.

Ainsi, la prise d’armes organisée en ce 30 avril au quartier Viénot, à Aubagne, qui est le siège du commandement de la Légion étrangère, va rassembler des détachements du 27e Bataillon de Chasseurs alpins d’Annecy et du 8e Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine de Castres.

Traditionnellement, le récit officiel de la bataille de Camerone est lu au cours de cette cérémonie. Le voici :

« L’armée française assiégeait Puebla.

La Légion avait pour mission d’assurer sur 120 km la circulation et la sécurité des convois.

Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi, comportant 3 millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi une compagnie. La 3e Compagnie du Régiment Etranger fut désignée, mais elle n’avait pas d’officiers disponibles. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3e Compagnie, forte de trois officiers et soixante-deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ 20 kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrêta à Palo Verde pour faire le café. A ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des pertes sévères.

Arrivé à hauteuyr de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de 3 mètres de haut, il décide de s’y retrancher pour fixer l’ennemi et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.

Pendant que ses hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : ‘Nous avons des cartouches et nous ne nous rendrons pas.’ Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures le soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à deux mille Mexicains : huit cent cavaliersn, mille deux cents fantassins.

A midi, le capîtaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. A 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle au front. A ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.

Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. A 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, il ne reste que douze hommes en état de combattre.

A ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet : celui-ci la repousse avec mépris.

L’assaut final est donné. Bientôt, il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wenzel, Constantin, Leonhart. Chacun garde encore une cartouche; ils ont la baïonnette au canon, et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face; à un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve; il leur crie : ‘Rendez-vous! – Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes.’ Leurs baïonnettes restent menaçantes. ‘On ne refuse rien à des hommes comme vous!’ répond l’officier.

Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout de leur serment; pendant onze heures, ils ont résisté à 2000 ennemis, en ont tué 300 et blessé autant. Ils ont, par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.

L’Empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Etranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.

En outre, un monument fut élevé en 1882 sur l’emplacement du combat.

Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes. »




Dernière édition par Raphaël le Ven 15 Juin - 8:41, édité 11 fois
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Les Héros morts pour la FRANCE à CAMERONE de TEJEDA au MEXIQUE,le 30 Avril 1863.

Message  marsouin Châtenay 92 le Dim 9 Mai - 17:16

Les Héros morts pour la FRANCE à CAMERONE de TEJEDA au MEXIQUE,le 30 Avril 1863.






Capitaine Jean DANJOU




Capitaine Jean DANJOU


Sous-Lieutenant MAUDET Clément


Sous-Lieutenant VILAIN


TINEL


GERMEYS


SCHAFFNER


MORZICKI


PALMAERT


DEL CARETTO


BERG EVARISTE


FAVAS


MAINE PHILIPPE


MAGNIN


PINZINGER


BACKUKI


BARTOLLO


BAUSS


BERNARDO


BILLOT


BERGIESER


CASENHUSEN


COURAD


CONSTENTIN


DAEL CONSTANT


DAGLINCK


DEVRIES


DUBOIS


DRICKEN


FINBOZ


FRIDENCK


FRITZ


GROULD


HIPP


KEUSS


KURZ JEAN


KATAU


KUWASSEG HIPPOLYTE


LAÏ CASIMIR


LANGMEYER


LEONART


LERNOULD


TIMMERMANS JEAN


REBERS


RHOR LOUIS


SCHREIBLICK


VAN DEL BULKE PHARAON


VANDERMESCK


VANDESAVEL,VAN OPSTAL,WENSEL,WITGENS ET ZEILER



Chanson sur CAMERONE de Jean-Pax MEFRET


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